Déjà coincées il y a trois semaines, les jeunes délinquantes ont à nouveau été relaxée.

Les habitants de la paisible bourgade d’Obaix-Buzet en ont ras-le-bol. Depuis le mois d’octobre, une trentaine de cambriolages ont été recensés dans le village d’ordinaire si tranquille.

D’aucun font le lien avec l’installation d’un campement des gens du voyage dans l’entité. Et ces soupçons sont malheureusement fondés, en partie, puisque la police locale de la zone Brunau a encore procédé ce jeudi à l’interpellation de deux jeunes Gitanes de 14 ans, prises en flagrant délit de vol.

Les adolescentes s’étaient en effet introduites par effraction dans une habitation de la rue du May à Buzet, dans la matinée. Lors de sa visite des lieux, l’une des filles est tombée nez à nez avec l’occupante qui se trouvait sans sa chambre à coucher. Les deux intruses ont pris aussitôt la fuite mais ont rapidement été interceptées par une patrouille du service proximité de la police locale.

Sur les suspectes, les inspecteurs ont découvert des gants, ainsi qu’un tournevis. Les jeunes filles ont été ramenées au poste et les enquêteurs ont bien vite constaté qu’elles étaient bien connues des services.

Voici trois semaines, elles avaient déjà été pincées en flagrant délit à la suite d’un cambriolage perpétré dans une habitation d’Obaix. À l’époque, le parquet de Charleroi avait ordonné leur relaxe. Et ce jeudi, malgré la récidive, une mesure similaire a été prise par le magistrat de la Jeunesse. Les deux voleuses ont donc pu regagner leur campement en toute impunité. Du côté des riverains, la colère gronde.

Le sentiment d’insécurité ne fait que croître et l’apparente nonchalance du parquet donne de sombres idées à certains riverains, prêts à faire Justice eux-mêmes. Le découragement frappe quant à lui les policiers locaux, qui ont parfois l’impression de travailler pour rien.