Dimitri est un solide gaillard de 38 ans, qui estime être "cool et nickel." D’après lui, il n’a jamais levé la main sur Anaïs, son ex-compagne avec laquelle il a eu un fils. Mais Damien semble vite oublier sa précédente condamnation remontant à janvier 2016 pour des coups et blessures sur, évidemment, Anaïs.

Ce mercredi 2 juin, c’est donc en état de récidive légale que le trentenaire comparaît devant la justice pour de nouveaux faits de violence, encore et toujours sur Anaïs. Dimitri semble cette fois-ci être passé à un stade supérieur dans son impulsivité puisqu’on le soupçonne d’avoir violé son ex, le 13 mars 2019.

Selon elle, Dimitri l’a violé dans la salle de bain de son appartement quand il a ramené son fils. Toujours amoureux d’Anaïs, Dimitri serait resté sur place pour tenter de renouer des liens. Vers 15h, Anaïs s'est rendue dans la salle de bain pour se préparer à retrouver une amie avant d'être rejointe par Dimitri, qui la déshabille et la maintient par le cou pour la pénétrer…

Mais dans sa première audition Dimitri jurait qu’il ne s’était rien passé. À l’audience, par contre, ce dernier reconnaît que son ex l’a "chauffé avant de le masturber dans son pantalon." Il nie toujours le viol. Anaïs s'est pourtant rendue en pleurs quelques instants après à l'hôpital de Chimay.

Dimitri conteste également lui avoir porté des coups quelques jours avant cette scène dans la salle de bain. Le père de deux enfants admet avoir harcelé et menacé Anaïs de la tuer si elle ne le laissait pas voir son fiston, "la prunelle de mes yeux", comme il le dit. 

Quatre ans de prison ont été requis à son encontre par le parquet. Jugement le 30 juin.