C’était le 18 mars dernier devant le tribunal correctionnel de Charleroi. B.H. avait écopé de 9 ans de prison ferme pour viols et attentats à la pudeur commis sur cinq mineurs d’âge, enfants de Dominique. Cette dernière, également poursuivie dans le même dossier pour non-assistance à personne en danger au même titre que le père des enfants, avait été condamnée à un an de prison ferme par défaut.

Entre 2007 et 2015, B.H. était venu en aide à la famille, dans une situation de précarité avec une dizaine d’enfants à la maison, comme un "sauveur". Finalement, l’ami de Dominique avait causé beaucoup de dégâts en commettant des actes sexuels sur les cinq mineurs. "Moi je lui faisais confiance. Il emmenait les enfants au carnaval, il offrait des cadeaux et des ordinateurs. Je n’ai rien vu de tout ça", prétend la mère de famille, qui a formé opposition à sa condamnation.

Tout comme elle ignorait le passé judiciaire de son ami, déjà condamné par la Cour d'appel de Mons en 1999 pour des faits de viols sur des mineurs d'âge. Atteinte d’un handicap mental, Dominique n’a plus le moindre contact avec ses nombreux enfants et a refait sa vie avec un autre homme.

Pour le substitut Bury, l’opposition doit être jugée irrecevable. Il s’avère que Dominique a signé le jugement le 9 juin dernier, lorsqu’un policier lui a rendu visite à son domicile. Jugement le 2 décembre prochain.