Né en 1962, Driss n’a aucun antécédent judiciaire et ne s’est jamais fait connaître pour avoir adopté un comportement inapproprié et déviant… Jusqu’en 2017 et 2018, lorsque Driss a partagé deux vidéos pédopornographiques.

La première diffusion a eu lieu le 11 octobre 2017 via Messenger. Un certain José, dont l’adresse IP a été localisée au sein d’une entreprise carolo, a été dénoncé. « Le compte Facebook qui a envoyé la vidéo montrant un jeune garçon et une jeune fille mimant un acte sexuel utilisait une adresse IP assimilée à une entreprise dans laquelle il a travaillé », confirme la substitute Dutrifoy.

L’utilisateur du profil Facebook a également mentionné un numéro de téléphone. Et ce numéro appartient à Driss. Un an après, c’est via Whatsapp que Driss envoie une vidéo montrant une jeune fille fort dévêtue. Une perquisition a eu lieu, mais elle n’a pas permis de mettre la main sur une impressionnante collection de fichiers comme c’est de coutume dans ce genre de dossiers. « On a quand même retrouvé cinq consultations sur des sites avec des termes en référence à des jeunes. Ce qui veut dire qu’il y a quand même eu recherche d’image ou de vidéo pédopornographique. »

De l’aveu même du parquet, l’instruction n’a pas été plus loin. Aucune analyse psychologique ou une expertise d’un centre spécialisé dans ce type d'infraction n’a été menée. Une peine de 2 ans de prison a été requise, sans s’opposer à un sursis probatoire. Jugement dans un mois.