Pour le parquet, Dylan a bel et bien volontairement freiné à trois reprises devant le véhicule d'une policière (qui n'était pas en fonction, ce jour-là) à la rue des Fusillés à Jumet. La scène a eu lieu le 5 juillet 2020, vers 17h45. Au volant de son Audi A3, Dylan effectue des appels de phare pour doubler la conductrice sur la bande de gauche. C'est une fois le dépassement effectué que les versions divergent.

D'après Dylan, il était bien plus loin sur la route quand il s'est rendu compte dans ses rétroviseurs que la conductrice faisait des signes. « Je pensais qu'elle me faisait des doigts d'honneur et qu'elle me filmait avec un objet noir. J'ai cru qu'il y avait eu un problème lors du dépassement. J'étais plus loin sur la route et j'ai freiné un peu pour voir, mais elle n'a pas ralenti donc j'ai continué ma route », explique le conducteur, qui conteste avoir eu une quelconque intention méchante envers la voiture derrière lui.

Le parquet considère, au contraire, que Dylan a été l'auteur d'une entrave méchante à la circulation en freinant brusquement à plusieurs reprises, obligeant la conductrice à freiner pour éviter tout accident. Le prévenu aurait pu échapper à une comparution devant la justice, s'il avait reconnu les faits lors d'une médiation pénale proposée par le parquet. Mais comme ce mercredi matin, Dylan conteste la prévention à sa charge.

Une mesure de faveur telle qu'une suspension probatoire du prononcé est sollicitée contre le chauffard. Le parquet suggère la mise en place d'une formation VIAS pour la conduite dangereuse de Dylan.

Me Balsarini, le conseil du prévenu, plaide lui un acquittement en évoquant plusieurs raisons. Tout d'abord, le procès-verbal dressé pour relater les faits ne renseigne pas les infractions qui auraient été commises par Dylan. De plus, la policière ne pouvait pas constater l'infraction puisqu'elle a été impliquée dans la scène. Le pénaliste affirme également que son client n'a pas mis en danger la conductrice ou l'a obligé à freiner.

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