Alors que la journée internationale de la danse devait être festive académies et les écoles privées, cette année il n'en sera rien.

Depuis le début de la pandémie et l'application des règles sanitaires, les contraintes ont clairement impactées la motivation des danseurs et la fréquentation des salles de danse.

Professeur de danse dans les académies de Montignies-sur-Sambre et Thuin, Elisa Dedola ne peut que regretter la situation actuelle dans laquelle doivent évoluer les élèves. Également professeur dans son école de danse privée, elle souligne le manque de cohérence entre le public et le privé. "Nous pouvons donner des cours de danse pour les moins de 12 ans mais également pour les plus âgés par groupes de quatre avec le port du masque. En ce qui concerne les cours privés, seuls les moins de 12 ans y ont accès."

Elisa remarque également une baisse de motivation chez les élèves même si la solidarité semble intacte. "Nous avons perdu des élèves en académie. Les objectifs ont aussi changé, il n'y a plus de spectacle de fin d'année. L'année dernière nous avons dû annuler le spectacle la veille et les élèves en ont été attristé."

Avec des cours de danse ne pouvant se faire dans des conditions optimales c'est aussi une relève qui se raréfie. En effet, "pour donner cours de danse dans une académie, l'expérience ne suffit plus, il faut maintenant faire valoir une expérience d'au moins un an dans une compagnie professionnelle or elles sont rares dans notre région. En cas d'absence je ne sais pas me faire remplacer."

Pour les stages c'est aussi la débrouille. "Nous ne pouvons plus accepter autant d'élèves et l'ambiance générale s'en ressent. Pour pallier cela j'ai constitué des groupes avec des présentant des affinités mais cela n'est pas évident. Ce qui n'est pas facilement compréhensible c'est que ce sont les mêmes élèves qui fréquentent les académies et les cours privés." Elisa met aussi en avant les pertes financières qui découlent du manque d'activités. "J'ai la chance de donner des cours en académie donc payée par l'état mais je pense à tous ceux qui n'ont pu ouvrir leur salle et qui se retrouvent dans une situation très compliquée. Il faut payer les salles et les différents professeurs. Sans spectacles et des stages réduits ce n'est plus tenable pour eux."

Si le climat n'est pas à la fête, la professeur se réjouit qu'un master en danse sera bientôt proposé aux passionnés.