Une phase après l’autre. Alors que 337 points lumineux ont déjà été remplacés par du LED, Charleroi se prépare à la troisième étape de son plan de modernisation de l’éclairage public. Gestionnaire du réseau, Ores a planifié le renouvellement de 200 lampes, essentiellement le district nord. Les travaux débuteront le 16 novembre pour un peu moins d’un mois jusqu’au 11 décembre : 28 rues vont en bénéficier dans la section de Gosselies, 12 rues et places communales à Jumet. Dans le district ouest, des interventions sont aussi prévues sur trois voiries et espaces publics de Goutroux. Cet éclairage est conçu de manière à permettre la variation d’intensité en fonction de la luminosité (dimming).

Avec le renouvellement de 352 points lumineux durant la quatrième phase, l’investissement grimpera à 311.447 euros. Au total, près de 900 luminaires auront alors été remplacés avec à la clé une économie annuelle de 174.221 euros, observe l’échevin en charge de la Voirie Eric Goffart (C+). "Pour éclairer ses rues, la ville consomme en effet de l’électricité à hauteur de 1,8 million, un montant auquel il convient d’ajouter 250.000 euros de coût d’entretien. Le remplacement permettra une réduction de la facture énergétique d’environ 60%, ce qui représente une diminution de l’empreinte carbone de la Ville de l’ordre de 2.252 tonnes de CO2."

Sur le plan budgétaire, la Ville prévoit un investissement d’un million d’euros par an. Cinq millions ont ainsi été inscrits au Plan Pluriannuel d’Investissement. De son côté, en tant que gestionnaire de réseau de distribution, Ores investit 350.000 euros par an, dans le cadre de l’obligation de service public (OSP) liée à l’entretien de l’éclairage public communal. La priorité est donnée aux luminaires en fin de vie ainsi qu’aux lampes les plus énergivores. L’approche vise l’efficience non seulement en termes de coût, mais également de logistique et d’homogénéité du parc.