Entre 1990 et 1997, Eddy n’est pas passé inaperçu auprès de la justice. Condamné à de multiples reprises pour des histoires de stupéfiants et pour des coups et blessures, Eddy semblait avoir disparu des radars judiciaires. Mais plus de 20 après, Eddy a fait sa réapparition.

En 2016, c’est la descente aux enfers. Eddy déprime et se réfugie dans la boisson, la cocaïne et les médicaments. « C’est un petit agneau, mais une fois qu’il replonge, c’est un autre homme », confirme d’ailleurs Me Druart, intervenant à la défense d’Eddy pour son confrère Me Puccini.

Eddy devient violent avec ses proches et le vase déborde en 2019. Le 7 mai et le 26 août, à Châtelet, Eddy frappe José, son père de 74 ans. "Lors de la première scène, il n’a pas apprécié une remarque de son père qui lui avait dit de prendre une assiette alors qu’il mangeait des pâtes directement dans la casserole", explique le substitut Brichet. Lors de cette scène, le fils d’Eddy, âgé seulement de 14 ans, a même tenté d’intervenir pour défendre son grand-père avant d’aller chercher de l’aide chez un voisin.

Trois mois plus tard, Eddy fracasse la porte d’entrée du domicile de ses parents, s’introduit chez eux pour aller frapper son père. Eddy a également fait une autre victime. "Il a frappé une voisine qui est intervenue pour tenter de le calmer. Il lui a asséné un coup de pied à l'extérieur de la maison." Compte tenu de cette situation dramatique où les parents tentent d’aider un maximum leur fils et subissent sa violence, le ministère public a requis une peine de 18 mois de prison contre Eddy. Ce dernier se trouve actuellement sous mandat d’arrêt pour une tentative de meurtre lors d’une bagarre dans le monde des stupéfiants.

Le dossier a été mis en continuation au 26 mars prochain pour permettre le dépôt d’une pièce dans le dossier.