La SPA de Charleroi connaît un important succès durant cette période de confinement. Sur 130 cages, seules 56 sont occupées par des chiens. "L’année passée, nous avons rentré 400 chiens en moins qu’en 2019. Au niveau des chats, c’est 300 rentrées en moins", a expliqué Franck Goffaux, le directeur de la SPA de Charleroi, lors de la visite du ministre-président wallon Elio Di Rupo.

Pour Elio Di Rupo, il était important de venir dans ce refuge, qui est le plus vieux du royaume. "A la SPA, on pense aux chiens et aux chats, mais ce n’est pas les seuls animaux qui transitent par chez nous. Nous avons des "NAC" (nouveaux animaux de compagnie). Nous sommes un des seuls centre en Belgique à avoir l’agrément pour la détention d’araignées, d’iguanes et autre animaux bien sympathiques. Mais la SPA c’est aussi une bergerie et douze boxs pour chevaux", a continué le directeur de la SPA de Charleroi.

© Della Mora

Lors de cette visite, Elio Di Rupo a tenu un discours de prévention contre l’abandon des animaux de compagnie après le confinement. "Avec la crise de la COVID-19, nous avons vu que les gens sont davantage chez eux et ils gardent leurs animaux. La grande difficulté, une fois que nous allons rouvrir, après la campagne de vaccination, c’est que les gens n’abandonnent pas leurs animaux de compagnie. D’autant plus, cela dépend du rythme de la vaccination, les vacances devraient être plus libres. A ce moment-là, se posera la question de la conscience des gens envers leurs fidèles compagnons", a déclaré le ministre-président wallon.

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Elio Di Rupo a aussi abordé la question de l’enregistrement des cas de maltraitances et de l’accès pour les refuges à ces informations. "Je trouve fondamental que quand un refuge accepte de transmettre un animal à une personne, il doit s’assurer que les conditions matérielles et morales soient remplies" , a-t-il ajouté. Ce sujet sera abordé avec la ministre Tellier.

Pour Françoise Daspremont, l’échevine du bien-être animal qui était aussi présente sur les lieux pour cette occasion, Charleroi peut être considérée comme avant-gardiste. "Nous bénéficions d’une vétérinaire communale, ce qui est rare. Au niveau local, nous devons mener des actions pour protéger les animaux et nous y travaillons. J’ai aussi créé un conseil consultatif du bien-être animal qui n’existait pas avant".

Pour rappel, si on adopte un animal, c’est pour la vie.