Ce jeudi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi, seul Pino est présent. Emmanuel, lui, est absent et n’est même pas représenté par un avocat. La substitute Marr n’a pas d’autre choix que de requérir défaut contre le prévenu.

Le 17 septembre 2018, Emmanuel est particulièrement chaud. Il envoie plusieurs SMS menaçants à Pino. « Je vais te mettre une balle dans la tête, tu vas crever », accompagné de plusieurs noms d’oiseaux. Le même jour, devant le domicile de Pino, Emmanuel sort d’un véhicule dans lequel se trouvent d’autres personnes. Armé d’un marteau, il brise l’une des vitres de la Golf de Pino, sans oublier de lui proférer des menaces.

Pino, lui, souhaite qu’Emmanuel soit condamné à lui dédommager les dégâts occasionnés sur sa voiture. Encore aujourd’hui, il reste marqué par les faits. « À chaque fois que je stationne mon véhicule devant mon domicile, je surveille par la fenêtre pour voir si tout va bien. J’ai été marqué par cette scène. » Emmanuel, qui n’a qu’un seul antécédent de roulage, risque une peine de 6 mois de prison ferme. Jugement le 25 mars.