Après avoir signé son CDI à la Distillerie en juillet 2017, Mathieu a lancé un drôle de business dans le dos de son employeur. En dehors de ses heures de travail dans la société réputée pour la production de bouteilles d'Eau de Villée, Mathieu a profité des locaux vides pour se servir en embarquant des caisses. Le 24 mars 2019, Mathieu a dérobé une caisse contenant six bouteilles. Le lendemain, Mathieu s'est aidé de Geoffrey, l'un de ses beaux-frères, pour dérober une trentaine de cartons de bouteilles d'alcool.

Le beau-frère reconnaît bien avoir aidé Mathieu à embarquer les caisses, sans en connaître la réelle raison. « Je pensais même qu'il préparait une grosse commande qu'il devait livrer le lendemain. » Également assis sur le banc des prévenus, Mavrieck confirme bien avoir recelé un carton de six bouteilles de la Distillerie après l'avoir acheté pour un prix avantageux à Mathieu. « J'avais bien conscience que c'était une caisse tombée du camion », admet ce dernier.

Cette caisse a été ensuite revendue pour 80 euros, à Eric, le gérant d'une petite supérette du coin où travaillait Mavrieck. « Je ne savais pas que cette caisse était volée. Mavrieck m'avait dit que son beau-frère travaillait à la Distillerie et qu'il avait droit à un certain nombre de caisses par mois », signale Eric.

Pour le parquet, outre ce business de caisses de bouteilles d'alcool volées à la Distillerie, Mathieu a également abusé de la carte d'essence fournie par son employeur. Mavrieck, le beau-frère, affirme avoir utilisé cette fameuse carte à une seule reprise, pour faire le plein et remplir plusieurs bidons d'essence.

Les quatre prévenus, inconnus de la justice et même des services de police pour certains d'entre eux, obtiendront plus que probablement des mesures de faveur. Le parquet a requis des peines de probation autonome et une suspension du prononcé contre Eric, le gérant de la supérette.

Jugement le 21 avril.