La crise covid n'a pas épargné le secteur culturel. Contre mauvaise fortune bon coeur, le secteur s'est employé a proposer de nouveaux projets à un public avide de délassements et d'événements culturels.

A L'Eden, on s'est creusé les méninges afin d'offrir tout de même une année riche en activités et rendez-vous ludiques. "Nous avons dû composer avec toutes les mesures et les restrictions," confie d'emblée Fabrice Laurent, directeur du centre culturel de Charleroi. "A La place de faire venir le public dans nos murs, nous avons pris le parti d'en sortir et d'aller là où se trouve le public. Nous nous sommes rendu dans les quartiers, à la rencontre d'un nouveau public qui n'aurait pas nécessairement franchi nos portes."

Sur ce constat c'est toute année au grand air qu'a offert l'Eden aux carolos.

Il y a eu la grande opération Quartier Libre avec des rendez-vous inédits et des spectacles aux cœurs des quartiers dans tous les districts de Charleroi. Là, petits et grands ont pu assister à des spectacles ne pouvant se faire normalement en salle.

Le centre culturel s'est aussi montré solidaire des autres secteurs d'activités en mettant sur pied La Fête du bruit dont le but était de fêter l'ouverture des terrasses des établissements horeca à coup de danses, de slam et de concerts.

Les explorations urbaines ont aussi conquis les foules. Chacune des balades a toujours affiché complet.

Parmi les événements montés pour palier l'absence d'activités culturelles, il y en a qui sont devenus incontournables en seulement deux éditions. La rentrée scolaire en musique s'est imposée auprès des différents établissements de la région. "Nous avons voulu par là rendre la rentrée des écoliers moins perturbante et en même temps permettre aux artistes de se produire à une période où trouver des engagements n'était pas aisé."

2020 est aussi une année sous le signe de la solidarité et des collaborations heureuses. Lors de la fête de la musique, des concerts ont eu lieu en extérieur dans les cours de plusieurs maisons de repos du CPAS. Pour cette fin d'année, c'est la désormais célèbre Wallomobile qui parcourt les routes s'arrêtant ça et là pour proposer des chansons wallonnes dans les quartiers.

Si certains événements n'ont pu avoir lieu comme le Grand Bal Blanc, des expositions ont permis au public d'à nouveau pénétrer dans le centre culturel. La Grande Fabrique de Carnaval a été transformée en une exposition où il était possible de voir l'envers du décor et notamment la fabrication du Corbeau brûlé avec toutes les Idées noires des carolos au vélodrome à Gilly.

Outre le festivals et les concerts extérieurs, le centre culturel carolo a su saisir toute les opportunités pour faire proposer quelques spectacles dans ses locaux comme Guillermo Guiz et Pierre Kroll.