Jean-Louis a été, durant 7 ans, dépendant à la cocaïne. Tous les jours, il lui fallait sa dose. Ce qui représentait quand même entre 500 et 600 euros dépensés par mois pour se fournir en coke. Virginie, sa compagne depuis 2017, n’était pas dépendante à la poudre blanche. Mais au fil du temps, elle en a consommé avec son chéri. Invalide suite à un incendie en 2016, Jean-Louis est poursuivi ce jeudi pour deux préventions : coups et blessures et détention de cocaïne.

Pour la seconde prévention, Jean-Louis admet facilement sa dépendance à la coke. Mais pour les coups portés sur Virginie, c’est plus compliqué. En deux ans, Jean-Louis reconnaît deux scènes, dont une « pour une claque qu’il a vite regrettée. » Ce dernier semble avoir la main légère avec ses compagnes puisqu’il se trouve en état de récidive à la suite d’une condamnation pour des coups sur Françoise, sa précédente compagne.

Battue depuis sa naissance par ses parents et par certains de ses anciens compagnons, Virginie a déposé plainte le 21 novembre 2019 à la zone de police de Charleroi. « Elle a expliqué qu’il était fréquemment violent avec elle et qu’il l’obligeait également à se prostituer pour qu’elle ramène de l’argent pour s’acheter sa drogue », explique le parquet. La veille, Virginie a été victime de gifles au visage et de coups de poing aux bras. « Elle aurait également été empêchée de sortir de la maison puisqu’elle était enfermée dans la chambre. Ce n’est que le lendemain, vers midi, qu’elle a pu sortir pour se rendre chez une voisine. »

Bipolaire, Virginie avait souhaité, une semaine plus tard, retirer sa plainte expliquant avoir exagéré les faits. Compte tenu du contexte particulier et de la possible influence de la cocaïne pour les scènes de violence, le parquet requiert une peine de probation autonome pour Jean-Louis. « Il faudrait un suivi psychologique et qu’il démontre, via des prises de sang par exemple, de son arrêt de consommation de cocaïne. » Pour Virginie, sans casier judiciaire, une suspension simple du prononcé est sollicitée. Jugement le 18 mars prochain.