Apparemment, les fortes chaleurs donnent envie d’avoir sa propre piscine.

Par cette chaleur, on ne peut rêver que d’une chose : plonger dans une piscine. Et si d’heureux propriétaires en profitent à loisir, d’autres profitent de l’été et franchissent le pas. On pourrait écrire qu’ils se lancent dans le grand bain : se faire construire une piscine.

Le carnet de commandes de chez LVP piscines se remplit à vue d’œil. La société située à Gozée, forte de 20 ans d’expérience, est à pied d’œuvre tous les jours tant les demandes de devis, d’entretiens et de réparations de piscines sont légion. Le patron, Laurent Van Puyvelde, et les 25 membres de son équipe sont pourtant sur le pont toute l’année.

Ce spécialiste des piscines intérieures et extérieures en dur enchaîne les chantiers tant les demandes affluent. "Contrairement à ce qu’on pourrait penser, dans notre région on peut se faire construire une piscine à l’extérieur et en profiter une bonne partie de l’année. Avec les piscines modernes et leur système de production de chaleur, il est possible de se baigner d’avril-mai à la fin septembre début octobre", explique le patron, bon commerçant.

Mais ce n’est pas pour toutes les bourses. Si ce sont les dimensions de la piscine, le travail de terrassement et les options de la piscine qui définissent le prix, il est déjà possible de se faire construire une piscine de 6 m sur 3 pour 25 000 euros. En général, les prix varient entre 35 000 et 85 000 euros. "Plus on monte dans les options, plus le prix sera élevé. Outre les traditionnels systèmes de chauffage, nous pouvons intégrer de la domotique dans le projet d’un client. Avec cette technologie, il peut surveiller à tout moment sur son smartphone l’état de la piscine : son pH, la température de l’eau. Le client peut aussi se servir de son téléphone comme télécommande pour le chauffage, pour allumer des projecteurs, remplir d’eau s’il en manque, recevoir des alertes par mail en cas de dérèglement quelconque…"

Les autorisations légales dépendent de la taille du chantier et nécessitent soit une simple déclaration soit une demande d’autorisation

Au niveau de la sécurité, le législateur belge s’est montré beaucoup moins prévoyant et sécuritaire que son voisin français. Si en France il est obligatoire d’avoir une installation sécurisée et agréée, en Belgique rien de cela. "La loi n’oblige pas de sécuriser le point d’eau pour les enfants et les animaux, cependant je propose systématiquement des solutions sécuritaires. Dans le cas où la famille comprend parents et ados, j’aime préciser que les parents seront sans doute grands-parents et que l’anticipation est aussi une mesure de prudence."