C’était il y a un an. Le 18 mars 2020, à midi, la Belgique entière se confinait suite à la multiplication des cas positifs au Coronavirus chez nous… Durant plusieurs semaines, les citoyens ont été contraints de rester chez eux afin de limiter l’importante propagation du Covid-19.

Mais certains ont eu du mal avec cette situation inédite et exceptionnelle. Ce fut le cas pour Marco. L’homme né en 1974 ne prend pas conscience de la gravité de la situation sanitaire et se rend, le 17 avril 2020, chez un ami pour y boire un verre. En rentrant chez lui à Jumet, Marco croise la route d’une patrouille policière. « J’ai fait grincer un peu les pneus quand j’allais rentrer ma voiture dans le garage. Ensuite, la police est arrivée et j’ai été directement braqué. Je ne comprends pas pourquoi, peut-être à cause de mes antécédents judiciaires et qu’ils ont eu peur de moi », souligne Marco en revenant sur les faits.

Des crachats et des insultes

Le quadragénaire se plaint également d’avoir été gazé à plusieurs reprises par les agents. Pour Marco, l’intervention policière ressemblait plus à une arrestation musclée. Mais du côté de la dizaine de policiers, le son de cloche est différent. En réalité, Marco est sorti de son véhicule et s’est dirigé vers les policiers en proférant une pluie d’insultes. « Venez, bande de fils de p*** » ou encore « Bâtard, je vais vous retrouver ».

Interpellé, Marco ne coopère toujours pas lorsqu’il se trouve dans le combi. « Il tente de cracher vers un policier avant de cracher à plusieurs reprises dans l’arrière du véhicule », explique le substitut Lafosse. Une dizaine de crachats a été comptabilisée par les forces de l’ordre. Au commissariat, Marco refuse la fouille de sécurité « car il ne veut pas se retrouver nu » et assène un coup de tête arrière en plein visage d’un agent.

Et ce n’est pas la première fois que Marco se distingue de cette manière-là. En 2007 et 2018, il a été condamné pour outrages, rébellion, coups et blessures, etc. Une peine de minimum un an de prison ferme est requise par le parquet, qui souhaite une application sévère de la loi pour sanctionner le comportement désagréable du quadragénaire. Jugement le 14 avril prochain.