En septembre 2020, l'importante tension familiale entre Axel et sa mère a fini par déborder. Sur trois jours consécutifs, Axel admet « être sorti de ses gonds » ou « s'être un peu énervé ». Pour expliquer ces trois scènes de violence, la défense se base principalement sur la vie familiale et la jeunesse vécue par Axel, loin d'être la vie rêvée pour un enfant et un futur adolescent.

Selon le parquet, c'est d'abord et avant tout la faute du jeune homme. "La mère le dit qu'il a un comportement violent depuis qu'il est petit. Cela a d'ailleurs posé problème dans plusieurs écoles. Puis, n'oublions pas ce contexte d'alcool et de produits stupéfiants. Il ne faut quand même pas mettre tout sur le compte de l'enfance et de la jeunesse du prévenu", corrige la substitute Pied.

Condamné à 18 mois de prison par défaut pour les trois scènes, Axel a formé opposition et espère obtenir une mesure de faveur du tribunal correctionnel. Me Callari, son avocat, suggère une peine de probation autonome. Mesure de faveur qui satisfait le parquet. Les craintes d'une possible récidive du jeune homme envers sa maman sont écartées, et pour cause. "Elle ne veut plus me voir et que je ne veux plus la voir non plus", confirme Axel. Jugement pour le 20 juin.