Le point sur la politique et les listes électorales à Charleroi.

En 2007, Charleroi est au fond du trou avec les "affaires de la Carolo". De nombreux socialistes, alors en majorité absolue, et des dirigeants de l’administration sont traînés devant les tribunaux. Un certain Paul Magnette, inconnu jusqu’alors, est envoyé pour remettre de l’ordre : les inculpés démissionnent et Jean-Jacques Viseur (CDH) devient bourgmestre d’une coalition PS-MR-CDH, alors que Magnette part occuper un ministère fédéral.

Au sortir du scrutin 2012, surprise : Paul Magnette (PS) récolte les voix de quasiment un Carolo sur quatre. Il devient bourgmestre d’une nouvelle majorité absolue socialiste, qu’il ouvre au MR et au CDH. Des nouvelles têtes font leur apparition : on citera notamment Éric Goffart (CDH), ex-conseiller du bourgmestre Viseur, et Cyprien Devilers (MR), qui devient échevin après un court intérim fructueux et la dégringolade d’Olivier Chastel, passé de 17.000 voix à 6.000 en six ans.

Malgré sa promesse, Paul Magnette quitte Charleroi et part à la tête de la Wallonie en 2014, avant d’en être éjecté en 2017 par le CDH, qui devient par la même occasion l’ennemi à abattre pour le PS. Il revient alors à la tête de la Ville, où il prépare 2018.

Pendant ce temps , au MR, Olivier Chastel laisse sa place de tête de liste à Cyprien Devilers. Au CDH, on abandonne les couleurs du parti pour former une liste citoyenne C +. Ecolo, pressenti pour une future majorité, affûte ses armes en espérant décrocher au moins 4 sièges et pouvoir négocier une entrée au collège. Sur le côté, le PTB a profité de ses six ans au conseil pour faire grimper sa cote de popularité chez les électeurs de gauche, pendant que La Droite et le PP se disputent l’espace à la droite de la droite. Sans parler de Défi, qui compte bien se poser en alternative au centre-droit, poussé par la popularité d’Olivier Maingain.

Charleroi va mieux, mais gagner la bataille des élections ne sera que la première étape d’une longue liste de défis pour redresser la ville.