Le MR local est fort, mais l’opposition de Mathieu Perin va tenter le tout pour le tout.


Depuis des années, l’opposition rentre dans le lard de la majorité, surtout dans celui du bourgmestre Emmanuel Wart (MR), à la tête d’une coalition violette. Le jeune Mathieu Perin, étoile montante du CDH, chef de cabinet de René Collin et souvent envisagé comme potentiel futur ministre, ne laisse absolument rien passer.

Il compte bien devenir calife à la place du calife, et s’est armé en conséquence en mettant sur pied une équipe de choc ("citoyens bonsvillersois"), composée d’hommes et de femmes politiques piochés dans quasi toutes les formations politiques locales et renforcée par une présence citoyenne. L’objectif est clair : former une majorité.

Pourtant, la gestion de la commune est loin d’être désastreuse et Emmanuel Wart, derrière son air mi-sérieux, mi-sympathique, tient les rênes fermement : les projets avancent, la commune sent bon la tranquillité, et les riverains n’ont - finalement - pas grand-chose à lui reprocher.

La force tranquille du MR aux Bons Villers pourra-t-elle rempiler avec le PS local, pas spécialement très fort en voix, mais très fidèle ? C’est l’objectif affiché en tout cas, à moins que Mathieu Perin et son équipe n’arrivent à rebattre les cartes.