Des modules d’affichage urbain mal positionnés et potentiellement dangereux, des publicités à caractère sexiste ou faisant la promotion de voitures trop polluantes : c’est ce qu’on ne verra plus sur le domaine public à Charleroi après juin 2021, date à laquelle la ville compte relancer un nouveau marché de concession domaniale.

Actuellement, deux opérateurs se partagent le marché : les groupes JC Decaux et Clear Channel. Dans une question écrite, la conseillère communale C+ Anne Sophie Deffense interroge l’échevin Xavier Desgain (Ecolo) en charge de la sécurité routière sur les choix d’emplacements : depuis l’entrée en vigueur du Code du développement territorial (CoDT) en 2017, le service Urbanisme de la ville de Charleroi a été saisi de dix demandes pour des panneaux de 16 à 36 mètres carrés : sept ont essuyé un refus, une huitième a été jugée irrecevable, deux permis ont été délivrés, l’un par la commune et l’autre par la Région wallonne.

En juin 2021, tous les panneaux publicitaires seront enlevés et le nouvel opérateur qui sera désigné devra faire face à de nouvelles exigences éthiques. A ce jour, des interdictions sont déjà en vigueur : elles portent sur les messages offensants, politiques et religieux, la publicité pour le tabac ou pour des médicaments soumis à prescriptions.

Demain, les annonces à caractère sexiste seront également bannies, comme en a décidé le conseil communal. "Plus question non plus de voir des affiches vanter les mérites de voitures trop polluantes", indique Xavier Desgain. "Nous avons pris comme référence les normes européennes d’émissions." S’il est également prévu de supprimer les modules d’affichage à proximité des écoles, le marché de concession portera cette fois sur le placement de parkings à vélo intégrant des dispositifs d’affichage.