Charleroi Sans places fixes, les étudiants carolos peinent à s’implanter dans la région.

Avec pas loin de 11.000 étudiants à Charleroi certains revendiquent clairement le côté estudiantin de la ville. Même s’il n’y a pas d’universités à proprement parler, les écoles d’enseignements supérieures sont nombreuses.

Qui dit écoles supérieures dit folklore estudiantin. Si dans certaines villes comme Louvain-la-Neuve, Bruxelles ou encore Namur il existe des salles où sont organisés des soirées et des baptêmes, à Charleroi il n’en existe pas.

Simon Staelens, ancien chargé des relations extérieures de l’IESM de Montignies-sur-Sambre lance une bouteille à la mer afin de trouver une salle pouvant accueillir ces soirées : "comme chaque année nous recherchons une salle assez grande pour abriter nos festivités dont nos baptêmes du 25 et 26 octobre. Nous ne sommes pas exigeants. Nous avons juste besoin d’une salle pouvant accueillir plus de 150 personnes avec des toilettes, le raccordement à l’eau et l’égout mais surtout dans un endroit où nous ne gênerons pas le voisinage."

Sans universités sur son territoire, Charleroi compte tout de même 5 cercles également SDF. Tous doivent se débrouiller pour se réunir. "Chez nous, il n’existe pas de salle où toutes les activités peuvent se faire or il y a une vraie demande de s’implanter sur Charleroi. Cela nous permettrait de faire mieux connaître nos activités qui ne sont pas que festives. Nous organisons des expositions et d’autres types d’événements. Nous pensons qu’il serait bien de créer sur nos terres un folklore unique et différent tout comme le font les grandes villes. À Louvain, il y a les 24 h, à Namur la Saint Nic et à Bruxelles la Saint V. Nous avons créé notre propre fête le Djoyeu aniversaire d’Chârlérwè que nous voulons faire grandir. Les étudiants ont parfois cette réputation d’être des inconscients. Certes nous aimons faire la fête mais la sécurité est notre première préoccupation. Nous fonctionnons avec des chartes de bonne conduite et n’avons jamais eu de problèmes avec les responsables des salles que nous sommes obligés de louer. Nous ne voulons plus aller de salles en salles. Avoir notre propre espace serait un grand plus notamment en matière de sécurité puisque les autorités sauraient où nous sommes. Si Charleroi a pu recréer un carnaval à l’image de la vie, nous voulons apporter notre folklore et le voir grandir. Charleroi compte pas mal d’étudiants étrangers et cela leur permettraient de se créer des racines et pourquoi pas décider de rester travailler dans la région. Avoir une salle tranquilliserait tout le monde et il y aurait enfin une vraie vie estudiantine dans la région. ."