Vous étiez près de 15 000 à être abonnés à un des plus anciens sites internet de Charleroi. Son créateur et fondateur, Nicolas Byloos, a annoncé que le site internet allait être arrêté, devançant la fermeture prochainement de la page Facebook.

Comment le natif de Chimay s’est-il pris d’amour pour la première ville wallonne ?

"Je suis né à Chimay et j’ai passé mon enfance à Cerfontaine et Walcourt. J’ai rencontré mon épouse et je l’ai suivie à Charleroi. À l’époque, la ville était en travaux et les gens tiraient la tête. À côté de ce premier aspect peu engageant, j’ai découvert des personnalités et des gens passionnés amoureux de leur ville mais n’osant pas encore le crier. À l’époque, Charleroi était une caricature de looser."

Comment avez-vous pu attirer une aussi grande et fidèle communauté ?

"Je me suis rendu dans différents endroits de cette ville que je ne connaissais pas plus que ça. Je n’ai pas eu besoin de gratter, les belles choses et les bonnes personnes me sont tout de suite apparues. Au départ, je ne postais que des photos et au fil du temps j’ai partagé les activités organisées à Charleroi. Les gens se sont vite abonnés. Il faut bien penser qu’en 2013 Charleroi n’a pas sa fierté actuelle ou du moins pas autant affirmée. J’ai rencontré des gens qui aimaient leur ville et parfois soucieux de ce qu’elle allait devenir. J’ai discuté avec des artistes, des commerçants et des associations aux ressources insoupçonnées car juste motivés par l’amour de leur ville. De fil en aiguille, les choses ont pris et je me suis entouré également de gens passionnés qui m’ont accompagné dans mon projet en me construisant le site web. Si gérer ce site ne m’a jamais rapporté un cent, il m’a rendu extrêmement riche d’humanité et de belles rencontres."

Quels sont vos plus beaux souvenirs depuis 2013 ?

"Je ne peux en citer un en particulier, c’est tout un ensemble de choses qui font que ça marche. J’ai rencontré des gens qui détestaient Charleroi au point de vouloir déménager mais au fil des travaux de la Ville-Basse les avis ont évolué. Maintenant, je vois la Ville-Haute qui perd sa vie malgré l’acharnement de certains commerçants pour tenir la tête hors de l’eau. J’ai beaucoup apprécié de voir se développer d’autres projets exclusivement sur Charleroi. J’ai moi-même lancé plusieurs pages dont Charleroi en photo, que je continuerai à gérer."

Qu’allez-vous faire de tout ce temps libre maintenant ?

"C’est vrai que cette passion m’a pris beaucoup de temps, mais je ne regrette pas. Je vais me consacrer à ma famille et sans doute reprendre des études ou une formation. J’ai envie de découvrir de nouveaux horizons mais, bien évidemment, je suis joignable pour de nouvelles opportunités professionnelles."