Fabian Gabellini a un CV qui force le respect, en tout cas pour qui s'intéresse aux sports : ce kiné originaire de Thuin, aussi titulaire d'un doctorat en acuponcture, a travaillé dix-sept ans au GHdC, il est passé par le plus gros hôpital sportif du monde au Qatar dans le cadre d'une compétition belge, et est responsable kiné aux jeux paralympiques de Tokyo pour la Belgique, ainsi que pour la -ligue handisport francophone, en plus d'être actif à l'Union belge de football (U16-17-18). Et à côté, il donne des cours à la haute école Condorcet.

Mais ce n'était pas assez pour lui: en 2018, il a lancé après plusieurs années de réflexion son école de kiné du sport, où il propose deux ans de formations aux kinés diplômés pour se spécialiser. "Avec une dizaine d'intervenants d'un peu partout, j'ai lancé l'école Kinéac formation, ici à Charleroi", explique Fabian Gabellini, qu'on a rencontré au sommet d'un terril - on y reviendra. "C'est unique en Belgique pour l'instant, le seul moyen de se spécialiser en sports c'était de prendre les options pendant sa formation supérieure ou universitaire, alors que ça explose un peu partout dans le monde. Les formations prennent 17 jours par an, les vendredis et samedis principalement, pour que ceux qui sont intéressés puissent continuer à exercer pendant ce temps."

Et comme il a Charleroi dans le sang, dit-il, il a décidé de rester dans son territoire, et de donner ses formations au Point Centre, à l'aéropôle de Gosselies, à la haute école Condorcet, avec parfois des incartades au centre national de foot à Tubize "où il y a certaines infrastructures nécessaires". Objectif : former à la kiné du sport de A à Z, de la blessure au retour sur le terrain, pour les sportifs peu importe leur niveau. "Une entorse est une entorse, bien sûr, mais quand on se spécialise en sport, on apprend aussi à connaître les faiblesses de ses sportifs pour les rendre plus forts, pour adapter leurs échauffements et entraînements, pour s'assurer qu'ils puissent continuer leur activité sportive en cas de blessure, aussi."

S'il était sur le sommet d'un terril, à la porte Ouest, c'était pour le tournage d'un "clip promotionnel" pour ses formations. "Je suis carolo, l'école est carolo, c'était logique qu'on tourne à Charleroi. Je suis parti sur des lieux insolites et industriels qui représentent les valeurs carolos : l'humilité, la proximité, l'expérience et la qualité." On y verra des sportifs : course à pied, danse, foot, golf, tir à l'arc, tennis, badminton, skate et parkour, tous des Carolos d'ailleurs, sur fonds de paysages industriels : "Beaucoup d'amateurs, et deux professionnels, parce qu'il faut aussi montrer aux kinés qu'il n'y a pas que le foot." La vidéo publicitaire devrait être lancée sur les réseaux sociaux d'ici un mois, avec pour objectif de faire connaître la formation qu'il propose.