Vol avec violence et deux scènes de coups et blessures sur son ex-compagne : voilà ce que Fabrice a commis, en l’espace de quelques mois en 2019. Pourtant, jusque-là, Fabrice n’était pas réputé être quelqu’un de violent…

Mais de son propre aveu, le quadragénaire a connu une période mouvementée qui l’a conduit tout droit devant la justice. La scène du 11 mars 2019 ouvre le bal. Ce soir-là, Christiane et Fabrice, en couple depuis deux ans, rentrent de soirée à Montignies-sur-Sambre. Le compagnon demande aux filles de sa chérie d’entrer à l’intérieur de l’habitation en prétextant avoir oublié quelque chose… Finalement, Fabrice monte directement à l’étage, assène des coups à Christiane et lui mord la main droite.

Le 21 juin, Fabrice dérobe un pauvre pot de beurre à 3 euros au Delhaize de Châtelet. Armé d’une canette de bière, il menace l’agent de sécurité qui tente de le stopper. Une dizaine de jours plus tard, nouvelle scène de coups sur sa compagne de l’époque, à Gerpinnes. Cette fois-ci, Fabrice use de ses poings, mais également d’une poêle pour frapper la victime. Pire, le fils de Fabrice, mineur à l’époque, est blessé alors qu’il tente de séparer sa belle-mère et son père. Sur place, les policiers découvrent une scène d’horreur : des taches de sang au sol, de la nourriture au sol et de la vaisselle cassée.

Sous l’emprise de son chéri, Christiane n’a jamais osé porter plainte pour la violence de Fabrice. Ce sont d’ailleurs ses filles qui ont lancé la procédure judiciaire en portant plainte pour leur mère. Fabrice reconnaît les faits, mais les minimise clairement en utilisant le terme « dispute » pour justifier ses coups…

Une peine de 10 mois de prison a été requise pour le vol du pot de beurre. Pour les préventions de coups et blessures, l’absorption est sollicitée avec un arrêt de la Cour d’appel de Mons condamnant Fabrice à 15 mois de prison avec un sursis de 3 ans.

Le dossier a été mis en continuation au 16 avril prochain, pour permettre le dépôt de cet arrêt dans le dossier.