Le code wallon du logement l’impose à l’ensemble des opérateurs : ils ont l’obligation d’aider les occupants d’un bien loué à s’insérer dans leur cadre de vie, à utiliser leur logement de manière adéquate, à comprendre et à respecter leurs devoirs contractuels, à accéder à une aide adaptée à leur situation et à leurs besoins. Il appartient dès lors à chaque opérateur, via ses référents sociaux, à définir, impulser et mettre en œuvre des actions en lien avec l’accompagnement social. 

"A la Sambrienne, cette mission s’articule autour de trois axes", rappelle son directeur administratif et financier Bernard Vanhemmeseel. L’aide au relogement, la prévention des impayés et la pédagogie de l’habiter. "Via notre contrat d’objectifs, nous avons décidé de renforcer nos moyens d’accompagnement pour que le social habite l’entreprise à tous les niveaux", assure le président Maxime Felon. 

Sa situation l’impose. En 2019, 56% des 8.553 preneurs de baux de maisons et d’appartements (pour une population totale de 19.127 occupants) étaient précarisés, et 35% ne disposaient que de revenus modestes. Le loyer moyen des logements sociaux s’établissait autour de 288 euros par mois. Quant aux retards locatifs, ils représentaient 2,7 millions au 31 décembre 2019. 

Depuis le début de ce mois, un travailleur social sera intégré dans chaque équipe en contact avec les locataires. "Les visites aux domiciles seront renforcées. Le travail social, intégré dans chaque procédure, sera effectué de A à Z", indique le directeur général Fadel Azzouzi. La Sambrienne est la première société du secteur à intégrer cette transformation. Sa taille et son parc immobilier de près de 9.500 biens (dont des garages, locaux associatifs, rez commerciaux) en font aussi la plus importante en Wallonie. 

Pour atteindre son but, la société a décidé d’augmenter son staff de référents sociaux, leur nombre est passé de 3 à 7. Dans un premier temps, ce surcoût sera financé sur fonds propres. "Notre intention est de solliciter la Wallonie pour une augmentation des moyens alloués", indique le président Felon. Comme les plafonds légaux sont fixés à 5.000 logements, la Sambrienne qui en compte près du double est défavorisée. 

Dans la foulée, une plateforme d’échange et de discussions interservices sera créée, pour optimaliser le travail social.