Devant la 11e chambre correctionnelle, Pascal et Emmanuel ont démontré à tous que la rancœur et la haine peuvent être effacées grâce à la justice. Pourtant victime d'un violent coup de poing de la part du prévenu, Pascal a plaidé la cause de son agresseur devant le tribunal correctionnel, tel un brillant avocat à la défense. "Je n'ai aucune rancœur vis-à-vis de lui. J'ai simplement une petite demande, c'est que ce Monsieur n'aille pas en prison. Je peux comprendre, mais je n'excuse pas son geste. Mais je ne veux pas casser la vie d'un gars qui essaye de s'en sortir", confie Pascal.

Le 26 décembre 2018, sur le parking d'une banque à Mont-sur-Marchienne, Pascal a reçu un violent coup de poing en plein visage de la part d'Emmanuel. Ce dernier voulait entrer dans le parking, alors que Pascal lui bloquait la route. "J'ai fait des gestes pour lui dire de reculer. J'entends qu'il a cru qu'il s'agissait de doigts d'honneur, mais ce n'était pas le cas. Ensuite, il a ouvert ma portière pour me porter un violent coup."

Résultat : une fracture du nez et de l'orbite droite, ainsi qu'une opération et de nombreux mois de convalescence. Depuis les faits, Emmanuel a fait preuve d'une immense remise en question. "J'ai perdu le contrôle de moi-même et je suis sorti de ma voiture. Je n'aurais pas dû faire ça et je m'en veux. Je suis désolé."

Connu pour des antécédents spécifiques en matière de stupéfiants, Emmanuel risque une nouvelle condamnation sur son casier judiciaire. Dix-huit mois de prison sont requis. La fin d'audience a été marquée par une scène forte entre la victime et son agresseur : une poignée de main hautement symbolique.

Jugement le 7 février.