Dans sa lutte contre la délinquance environnementale, l’administration communale de Farciennes a reçu la somme de 25.000 euros afin de s'équiper en matériel de surveillance mobile. Ces nouveaux dispositifs arrivent en renfort de la caméra mobile déjà en fonction, des agents constatateurs et des policiers.

Même si le nombre d'infractions n'est pas en hausse significative, le bourgmestre, Hugues Bayet (PS) ne tolère plus ces nuisances. "Notre agent constatateur environnemental a relevé 435 interventions durant toute l’année 2020. Il n’y a pas d’augmentation par rapport aux autres années mais c’est plus qu’un fait par jour. Ce n’est pas admissible !"

Pour 2020, ce sont quelque 90 dossiers qui ont pu être instruit. Le montant des amendes s'élève à 10.000 euros.

Les faits constatés semblent tout le temps du même ordre : des déchets et des dépôts clandestins. Il est donc peu aisé de retrouver les auteurs. "Quand il s’agit de l’abandon de mobilier de maison par exemple, c’est quasiment impossible de retrouver la trace du propriétaire. Sauf quand ils sont pris en flagrant délit."

Etant donné qu'il n'est pas possible de surveiller en permanence les différents lieux d'abandon, l'utilisation de la technologie offre un certain soulagement.  "Nous avons identifié une quinzaine de sites problématiques sur le territoire. L’unique caméra tourne mais elle ne sait pas être à plusieurs endroits en même temps."

Si Farciennes a pu obtenir 25.000 euros de subside, c'est à la suite d'un appel à projet lancé par le Gouvernement wallon en octobre 2020 intitulé "Acquisition de moyens de vidéosurveillance visant l’amélioration de la propreté publique 2020."

Outre le nouveau matériel mobile, la commune travaille avec Igretec à l'installation un système permanent sur l’Ecopole, haut lieu d'abandon de déchets.