Mais ce mercredi matin, Farid endosse plutôt la casquette du héros, qui était présent au bon endroit au bon moment, le 12 septembre 2020. Pourtant, de nombreux éléments dans le dossier confortent plutôt la thèse évoquée par le ministère public.

Ce soir-là, à 21h28, un début d’incendie se déclare à l’entrée de l’immeuble à appartements situé à quelques pas de la place de la Digue de Charleroi. L’ex-compagne de Farid vit à l’intérieur, au rez-de-chaussée. Farid confirme sa présence sur place, pour déposer un petit mot à son ex-chérie. « J’ai pris un papier où j’ai écrit dessus afin qu’elle me rende mes affaires avant de lui glisser sous la porte de son logement. Mais je n’ai pas bouté le feu… », se défend le quadragénaire.

Des images de la Ville qui contredisent le prévenu

Malheureusement pour Farid, des images provenant d’une caméra de surveillance de la Ville se trouvent dans le dossier. Et elles accablent le prévenu, comme l’indique le parquet lors de son réquisitoire. « À 21h26, un homme identifié comme le prévenu puisqu’il se reconnaît sur les images se trouve devant l'immeuble. Il fume seul, prend des papiers cartons et rentre dans le sas de l’immeuble. Une minute plus tard, il ressort et après, une lumière qui correspond au début de l’incendie est visible. »

Personne d’autre n’est entré dans l’immeuble et aucune silhouette ne se trouvait à proximité de l’immeuble au moment des faits. Farid a profité de l’occasion « pour sauver » son ex-compagne. « Il lui a dit « tu vois, je t’ai sauvé », en lui mettant un blouson sur la tête. »

La peine minimale prévue par le Code pénal est requise par le parquet : 3 ans de prison. Jugement dans un mois.