Charleroi

Ce vendredi, le parquet de Charleroi confirme avoir définitivement écarté la thèse d'une tentative d'enlèvement sur deux enfants âgés de 5 ans. Ils ont en réalité volé les chewing-gums...


Une tentative d'enlèvement se serait produite avenue Paul Pastur à Mont-sur-Marchienne, vendredi dernier, en milieu d'après-midi. Selon les premiers éléments, un suspect aurait tenté d'emmener de force deux enfants âgés de 5 ans.

La police de Charleroi, via son porte-parole David Quinaux, confirmait qu'un procès-verbal avait été dressé. Mais selon Vincent Fiasse, le procureur du roi de Charleroi, la thèse d'une tentative d'enlèvement ne pouvait pas être évoquée, même si l'affaire était prise au sérieux.

L'affaire était prise au sérieux

Les deux enfants évoquaient un vieux monsieur avec une canne qui leur aurait proposé des chewing-gums à l'école. Les enfants auraient suivi l'individu et lui auraient tenu la main avant de revenir comme si de rien n'était, avec des chewing-gums en leur possession.

« Sur les images de vidéo surveillance, on ne voit absolument pas un vieux monsieur avec une canne , précise le parquet. Il s'agit là de la version des enfants. Mais il n'y aurait pas eu de gestes violents à l'encontre des enfants pour tenter de les emmener. Ils sont revenus au sein de leur école avec des chewing-gums. Ce qui pose problème est de savoir s'il était normal ou non que les enfants quittent l'établissement quelques instants . »

D'autres devoirs d'enquête ont été effectués afin de faire la lumière sur ce qu'il s'est réellement passé avenue Paul Pastur.

Un simple vol de chewing-gums

Ce vendredi, le parquet de Charleroi écarte définitivement l'hypothèse d'une tentative d'enlèvement. "Après avoir examiné les images de vidéosurveillance du magasin Carrefour Market proche des lieux, il s'avère que l'on voit les enfants voler les chewing-gums."

Les parents des deux enfants ont été avisés des faits jeudi. "Nous sommes toujours attentifs dès que l'on évoque une tentative d'enlèvement sur des enfants. Mais là, il n'en est rien", conclut Vincent Fiasse, le procureur du Roi.