Charleroi Le secrétaire fédéral de la FGTB fait sa rentrée politique et sociale.


"On ne lâche rien !"
La régionale FGTB de Charleroi Sud Hainaut aborde l’année 2019 le couteau entre les dents. "Nous mobilisons les troupes en vue de la manifestation du 4 février prochain pour le pouvoir d’achat", indique son secrétaire fédéral, Vincent Pestieau. "C’est un rendez-vous important à deux titres : dans le cadre de l’accord interprofessionnel, la base de 0,8 % a été fixée pour la revalorisation des salaires. C’est trop faible par rapport aux pays voisins et à l’indice de croissance. Il faut aller plus loin ! Ensuite, les élections législatives et européennes se profilent au mois de mai. C’est donc le bon moment d’envoyer un signal aux partis politiques. Jamais les inégalités sociales n’ont été si marquées, jamais les gens n’ont tant souffert de la baisse du pouvoir d’achat. C’est d’ailleurs la principale raison du mouvement des gilets jaunes parmi lesquels nombre de travailleurs n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois !"

Pour Vincent Pestieau, la violence économique et politique atteint son paroxysme : "Quand on voit la France, la patrie des droits de l’homme, se transformer en État policier avec des tirs de Flash-Ball, des lancers de grenades lacrymogènes et des bastonnades dans la rue, on se dit qu’il est temps de changer de modèle de société. À côté de ça, on assiste à des solidarités citoyennes incroyables : la plateforme des logeurs de migrants ou la manif pour le climat en sont l’illustration !"

Au niveau communal, le secrétaire se réjouit du caractère inclusif des projets de formation à Charleroi. "Le bourgmestre Paul Magnette en a parlé lors des vœux de la Ville : ces projets concernent tout le monde. À côté du campus universitaire, il y a la Cité des métiers et la volonté de rebooster le pôle de reconversion de Marchienne pour les moins qualifiés. Si le chantier de reconstruction de Charleroi offre des perspectives, il faut garder à l’esprit que beaucoup de Carolos vivent des moments difficiles : la baisse du chômage cache une réalité moins reluisante. Nous le voyons dans nos statistiques : chaque année, 500 jeunes âgés de 25 à 30 ans ou de moins de 21 ans n’ont plus droit aux allocations et sortent des statistiques. Il y a aussi des prépensionnés, autant environ, qui partent à la retraite et contribuent à réduire le taux de chômage. Et je ne parle pas des emplois précaires qui ne sont pas une alternative acceptable. Les politiques menées à d’autres niveaux de pouvoir font des dégâts sociaux énormes. Notre organisation veut être en première ligne pour les combattre !"