Même s’il garde le sourire tant qu’il peut, Sébastien n’en reste pas moins dubitatif quant à la situation de son établissement. L’Orchidée, située à Ransart, est une société familiale depuis 31 ans.

Le patron qui, avec son épouse, gère l’affaire se retrouve dans une situation où il ne tourne qu’à 20 % de son chiffre d’affaires. "On s’est pris une claque quand on a appris qu’il fallait fermer subitement. D’un coup tout s’est arrêté. Ensuite, la situation n’a pas été meilleure, nous pouvions accueillir du monde mais en nombre très limité et sans proposer des soirées dansantes. Une tuile pour les mariages. D’ailleurs beaucoup ont annulé."

Si les affaires restent à flot, c’est que le patron a dû procéder à des ajustements de taille. "Nous ne travaillons plus qu’à deux mon épouse et moi sans nous verser de salaire. Notre personnel est au chômage et nous essayons de tourner comme ça."

Face à cette crise sans précédent, il est difficile de réagir correctement car les interprétations des différentes réglementations laissent le champ libre. "Des collègues me disent qu’ils accueillent les fêtes privées dans leur partie restaurant. Pour 40 personnes, il faut placer 4 tables de 10 personnes en veillant à respecter les distances. Je ne comprends pas que les gens ne puissent pas se retrouver en famille dans une partie privatisée sans risques alors qu’ils peuvent tous se retrouver dans un restaurant. Nous avons perdu beaucoup d’événements à cause de règlements que je ne trouve pas cohérents bien que la santé publique soit une priorité !"

Non seulement les fêtes comme les anniversaires et les mariages ne s’organisent plus mais le service aux entreprises recommence à peine. "Comme il est interdit de se retrouver et que le télétravail est la norme, les entreprises n’organisent plus de réceptions avec des sandwiches. Ce lundi sera la première fois que je livrerai un petit-déjeuner depuis mars."

En ce qui concerne les fêtes de fin d’année, Sébastien ne sait pas encore quand il pourra lancer les premières invitations.