A Gilly, le Centre opérationnel des Bâtiments (COB) de la ville de Charleroi, siège des équipes techniques en charge de la rénovation et la maintenance du patrimoine immobilier communal, connait de l’agitation. Ce lundi matin, quatorze membres du personnel en ont bloqué les accès comme ils l’avaient fait le vendredi précédent. Affectés à l’amélioration des écoles du réseau d’enseignement de la ville, ces agents sous contrat à durée indéterminée (CDI) dénoncent la volonté des autorités communales de les transférer à la Fédération Wallonie Bruxelles. 

En cause : l’expiration du programme de transition professionnelle (PTP) dans le cadre duquel ils avaient été engagés. On le sait : ce régime a été abandonné au profit des points APE (Aide pour l’Emploi). Après avoir pensé récupérer des points APE au prorata du financement dont elle bénéficiait avec le PTP, la ville a dû changer de stratégie, le basculement de l’enveloppe étant impossible. "Pour ces agents, il est impensable de travailler sous un autre statut que celui de leurs collègues de la ville", indique le secrétaire régional CGSP Admi Philippe Barbion. "Les barèmes, les avantages extralégaux, les évolutions de carrières diffèrent d’un pouvoir public à l’autre : on se retrouverait donc à Charleroi avec deux catégories d’agents, ceux employés par la Fédération ne pouvant qu’opérer dans le périmètre des infrastructures scolaires. Nous avons demandé à la ville de rechercher une solution pour éviter cette discrimination."

Face aux promesses de l’inspection générale en charge des Bâtiments, le blocage du site du COB a été levé ce matin. "Mais nous attendons des réponses et propositions fermes avant la fin de la journée", tempête Philippe Barbion, "sans quoi les actions reprendront ce mardi."