Florian Di Rupo est poursuivi pour des coups et blessures sur son ex-compagne Emilie.


Le 25 janvier 2019, à Chapelle-lez-Herlaimont, Florian Di Rupo reconnaît avoir frappé sa compagne, Émilie. Les faits sont jugés graves par le ministère public. On parle de coups de poing et des coups de pied au visage. Émilie a même subi une fracture à la suite de la scène de coups car la victime " était rentrée tard" , indique le ministère public. Une dispute a éclaté dans le couple au sein de la caravane installée dans le jardin du grand-père. Face à la violence de la scène, Émilie, apeurée, a fuit les lieux par une fenêtre, en soutien-gorge et pieds nus.

Florian Di Rupo, petit neveu de l'homme politique, a été placé sous mandat d’arrêt durant deux mois avant de faire l’objet de mesures alternatives, notamment de ne plus avoir le moindre contact avec la victime. Mais de l’aveu même du prévenu, les deux personnes ont revécu ensemble durant quelques temps. " On s’est revu mais on s’est vite rendu compte que c’était une relation toxique avec deux tempéraments explosifs. Maintenant, je n’ai plus de nouvelles et chacun fait sa vie" , signale Florian.

Ce dernier reconnaît également d’autre scènes de violence sur Émilie, avant les coups survenus le 25 janvier 2019.

Le ministère public a requis une peine sévère, avec un sursis probatoire, conseillant des conditions précises et suffisantes pour encadrer le jeune homme vers le droit chemin. Une formation pour la gestion de la violence, un suivi psychologique et psychiatrique et l’absence de consommation de produits stupéfiants, dont Florian précise avoir cessé toute consommation depuis un an, sont requis.

Me Franck Discepoli, à la défense, rejoint le réquisitoire du parquet en plaidant un sursis probatoire avec les mêmes conditions. Le jugement sera prononcé le 21 février prochain.

Pas une première pour le jeune homme

Ce n’est pas la première fois que Florian Di Rupo a des ennuis avec la justice. Il avait déjà été condamné à deux mois de prison avec sursis et à une déchéance du droit de conduire d’un an avec sursis pour la moitié par le tribunal de police de Charleroi en décembre 2017 à la suite d’un accident qui avait coûté la vie à deux de ses amis. Il avait également été condamné à 300 heures de travail d’intérêt général par le tribunal correctionnel de Nivelles pour des coups et blessures dans le cadre d’une bagarre en 2014.

Elio Di Rupo avait, en janvier 2019, commenté la situation après avoir vu son nom régulièrement apparaître dans les médias. L'homme politique précisait qu'il n'était pas au courant des événements et se détachait de toute cette histoire, stipulant qu'il avait beaucoup de neveux et petits-neveux. "Florian, fils d'un de mes 8 neveux, avec qui je n'ai plus de contacts depuis bien longtemps, devra répondre des accusations dont il fait l'objet ", a-t-il écrit dans un commentaire sur Facebook, après l'arrestation du jeune homme.