S'il respecte les conditions de son sursis, il n'ira pas derrière les barreaux.

Les faits reprochés à Florian Di Rupo sont abjects et la peine qu’il a reçue semble l’être tout autant.

Le 25 janvier 2019, à Chapelle-lez-Herlaimont, Florian Di Rupo a porté de multiples et violents coups de poing et de pied à sa compagne, Émilie. Elle a perdu plusieurs dents, subi une fracture du nez et de nombreux hématomes car elle “ était rentrée tard”. . Face à la violence de la scène, Émilie, apeurée, a même fui les lieux par une fenêtre, en soutien-gorge et pieds nus, craignant pour sa vie. Émilie a porté plainte.

Florian Di Rupo - petit neveu de l’homme politique qui a même été obligé de s’exprimer pour se distancier du jeune homme qu’il connait mal - a été placé sous mandat d’arrêt durant deux mois... avant de faire l’objet de mesures alternatives, notamment de ne plus avoir le moindre contact avec la victime. Mais de son aveu même, ils ont revécu ensemble avant de mettre un terme définitif à leur histoire.

Ce n’est pas la première fois que Florian Di Rupo a des ennuis avec la justice. Le jeune homme a été condamné à deux reprises par la justice, notamment devant le tribunal de police de Charleroi pour un accident qui avait coûté la vie à deux personnes, et par le tribunal correctionnel de Nivelles pour des coups et blessures dans le cadre d’une bagarre en 2014.

Un type déjà connu pour sa violence, qui a déjà tué (involontairement), qui n’a pas respecté les mesures alternatives pour sa libération conditionnelle, qui est un adepte notoire de produits stupéfiants et qui s’est fait emprisonner après une scène particulièrement violente sur sa compagne de l’époque, il y avait de quoi l’empêcher de nuire. Le ministère public avait même requis une peine sévère... mais il ne s’était pas opposé à un sursis probatoire pour “encadrer le jeune homme vers le droit chemin”.

Ce vendredi, le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné Florian Di Rupo à 18 mois de prison avec un sursis probatoire. S’il suit une formation de gestion de la violence et s’abstient de toute consommation d’alcool et de drogues, il n’ira pas purger sa peine derrière les barreaux. Bref, une dernière chance pour celui qui a détruit une vie de rattraper la sienne.

Il faut rappeler qu’en Belgique, une vingtaine de femmes sont tuées chaque année par leur conjoint ou leur ex, qui justifient encore en 2020 leurs coups et leurs violences parce qu’elles l’auraient soi-disant mérité, d’une façon ou d’une autre. Comme ici, parce qu’elle était rentrée tard sans prévenir...​