Charleroi

Sept personnes sont suspectées d’un trafic de cocaïne et héroïne, en association, à Fontaine-l’Évêque et d'une culture de cannabis. Ils vendaient dans le terril ou sur un pont d’autoroute.


À la tête de ce trafic, deux dirigeants virtuels : Hassan L. et Abdessamad E.A. Ils auraient orchestré un business très organisé. 

Les ventes s’effectuaient à l’entrée du terril de Fontaine-l’Évêque ou sur un pont surplombant l’autoroute, digne « d’un supermarché de la drogue à ciel ouvert », signale le substitut Vervaeren. Des heures d’ouverture étaient même fixées. Les clients s’approvisionnaient tous les jours de la semaine, de 11h à 21h. 

Trois vendeurs ont été identifiés par des clients : Abderrahim O., Mahmut O. et Mohammed E.H. 

Patrizio R. est également poursuivi, il aurait loué deux immeubles, servant à loger les vendeurs ou à implanter une plantation de plus de 500 plants de cannabis. Patrizio se serait également rendu aux Pays-Bas afin d’y acheter de l’engrais pour cette culture. 

Elizabeth K. conteste avoir participé au trafic. Elle aurait reconduit, à plusieurs reprises, les vendeurs, du travail à la maison, en échange d’une boulette de cocaïne.

Une association sans l'ombre d'un doute

Selon le substitut Damien Vervaeren, il y avait clairement une association. Malgré les contestations de certains prévenus, tous ont contribué au trafic : « Aucun titre de dirigeant n’a été retenu, car il n’y a pas d’éléments dans le dossier. Mais tous ont contribué à ce business, avec des rôles divers et variés ». 

Lors des perquisitions, une somme de 11 000 € a été découverte par un chien, cachée dans un fauteuil situé dans un des appartements. 

Une peine de 5 ans de prison est requise contre les deux « dirigeants ». Deux ans de prison sont requis contre Mohammed E.H. et trois ans d’emprisonnement contre les deux autres vendeurs. Elizabeth risque 18 mois de prison pour son rôle de taxi et une peine de 4 ans de prison est requise contre Patrizio.

La plus grande clémence plaidée

Les sept prévenus plaident un sursis. Certains d’entre eux contestent la période infractionnelle de deux ans retenus par le ministère public. L’association est également contestée. Jugement attendu le 31 juillet.