On a appris cette semaine que la ville de Charleroi annulait ses séjours à la montagne.

Une autre ville à devoir prendre une décision en ce qui concerne les voyages à la montagne pour les jeunes est Fontaine-L'Evêque.

En effet, le domaine des Houches au pied du Mont-Blanc et à cinq minutes de Chamonix est toujours actuellement fermé au public. Sur place, au Cottage, il ne reste plus que le cuisinier/gardien et sa compagne mis au chômage. "Actuellement, Gérard et son épouse sont en chômage économique et ce depuis le mois de décembre. Ce qui représente 5.000 euros par mois à prendre en charge. Nous avons de la chance que bâtiment appartienne à l'administration communale donc cela nous coûte seulement l'entretien. Pour ce qui est des lois sociales, nous dépendons à la fois de l'URSAF et de la Belgique. Dans les deux cas nous n'avons presque rien," explique Philippe Declerck, président de l'asbl Géode, gestionnaire du site.

Même si le site est habituellement fermé du 30 septembre au 15 décembre aucuns saisonniers n'a été engagé. Sans rentrées financières, la Géode doit vivre sur ses réserves. "On fait le gros dos, nous tenons le coup. Au niveau financier on en est capable. Depuis une dizaine d'années, nous gérons le site en bon père de famille. Pour l'instant nous fonctionnons sur nos réserves. L'une des grandes rentrées sont les colloques organisés par les avocats par exemple. A ce niveau rien ne peut plus se faire."

Afin de limiter les dépenses, les travaux de rénovation des chambres ont été stoppés. L'une des difficultés dans la gestion de la crise réside dans le fait que le domaine est soumis aux lois belges et françaises. "Nous devons respecter les prérogatives françaises pour ce qui concerne les séjours touristiques et pour l'instant rien n'est annoncé avant juin." Si les français représentent à peine 25% des visiteurs, le Cottage accueille majoritairement des vacanciers belges de la région du grand Charleroi. "Nous ne sommes pas les seuls à être en difficulté. Dans la vallée de Chamonix tout tourne au ralenti."

Le domaine situé non loin de l'Italie et de la Suisse, le président de l'asbl regrette l'absence de concertation des pays européens et les non-sens qui en découlent. "L'Europe travaille mal. Les italiens ont pu rouvrir ainsi que les suisses. Ceux qui ont voulu skier ont trouvé le moyen d'y aller. Maintenant que les frontières sont fermées cela ne se passe plus mais cela s'est fait."