La commune a mis en place une cellule logement pour lutter contre les marchands de sommeil.

À l’instar de ce que réalise la Task Force mise en place par la Ville de Charleroi en 2013, la commune de Fontaine-l’Evêque a elle aussi souhaité de lutter contre l’insalubrité des logements, les marchands de sommeil et les infractions urbanistiques.

De fait, depuis six mois, la commune a décidé de mettre en place sa cellule logement. "Nous sommes partis d’un constat où de plus en plus de locataires viennent se plaindre de l’état insalubre dans lequel se trouve leur logement. De plus, les forces de l’ordre constatent un important flux migratoire dans certains bâtiments."

Ce nouveau groupe de travail regroupe les services état-civil/population, urbanisme, insalubrité ainsi que le CPAS, la société de logement public le Foyer fontainois et la zone de police des Trieux. "L’objectif est d’avoir une meilleure communication entre nous. C’est plus que nécessaire."

Après six mois de fonctionnement, la cellule logement a déjà contrôlé de nombreux bâtiments. "Trois au centre-ville ont posé des soucis. Au lieu de trois logements répertoriés, il y en avait treize au total. Parmi eux, certains ont d’ailleurs été jugés inhabitables."

De plus et comme le déplore le bourgmestre, ils sont parfois chers à la location. "Ce n’est pas normal que des gens payent près de 600€ par mois pour un taudis. En attendant une rénovation complète, le bâtiment ne sera plus mis en location."

Toute la Grand-Rue à Fontaine-l’Evêque a été passée au peigne fin. "Plusieurs habitations ont été créées et mises sur le marché locatif sans pour autant posséder de numéro de police. Ce dernier est délivré au service population. Cela est dû au fait que certains propriétaires ne sont pas au courant qu’il faut un nouveau permis. Un document pourtant indispensable lorsqu’ils souhaitent subdiviser leur bâtisse en plusieurs logements. Mais dans cette série de contrôles, tout a été rapidement régularisé."

Prochainement, le groupe de travail va se pencher sur un immeuble à appartements, situé rue Beaulieusart. "Notre objectif à long terme est de faire rue par rue", termine le bourgmestre fontainois.

Quatre logements de transit en construction

Dans le cadre de son plan d’ancrage communal 2014-2016, il est prévu que Fontaine-l’Evêque ait des nouveaux logements de transit sur son territoire.

"Actuellement, il y en a deux, souligne le bourgmestre Noël Van Kerckhoven (PS). Un premier destiné à une famille nombreuse et un autre pour un couple."

Cela reste toutefois insuffisant. Raison pour laquelle le foyer Fontainois a prévu d’en construire quatre nouveaux à la cité des Oiseaux. "L’objectif de ces logements est de pouvoir trouver provisoirement un toit aux personnes ou familles qui ont dû quitter leur logement et qui se retrouvent donc sans toit. Nous avons d’ailleurs un délai de six mois."

Du côté de la commune, elle va devoir remettre à neuf un logement situé à côté de la maison de la Laïcité, située place Degauque à Leernes. "Le dernier locataire a tout détruit. Il faut remplacer le chauffage, l’électricité, la tuyauterie, le carrelage… Le montant des travaux s’élèvera sans doute entre 5.000 et 6.000€."

À l’avenir et pour éviter pareille mésaventure, la commune prévoit de faire un état des lieux tous les mois.

Noël Van Kerckhoven, bourgmestre de Fontaine-l’évêque: "Cette cellule porte ses fruits"

"Nous sommes en pleine crise de logement. Beaucoup trop de personnes vivent dans des logements précaires. Sachant que la ville est vigilante face à ce problème, d’avantage de citoyens se renseignent en termes de permis lorsqu’ils désirent subdiviser une habitation en plusieurs logements… Cette cellule porte ses fruits".