Après les êtres humains, c’est autour des chevaux d’être confinés, suit à une maladie qui leur est propre. En effet, une forme rare de rhinopneumonie sévit dans notre région. Elle se caractérise par de la fièvre, des difficultés respiratoires et des problèmes neurologiques pour les chevaux vu que cette maladie n'est pas transmissible à l'homme.

Cette pandémie est un deuxième coup dur pour les centres de ressourcement qui propose des séances d’hippothérapie. Cette sorte de thérapie permet la rencontre entre une personne en souffrance, un cheval et un accompagnant. Cette pratique incite au bien-être grâce au contact avec l'équidé. Elle encourage la communication et réconcilie le corps au mental.

Cependant, le centre de ressourcement "Le bonheur dans le pré", situé à Forchies-la-Marche, a été fragilisé par la crise sanitaire. "Il y a un an, tout a été mis à l’arrêt. Nous avons pu reprendre à partir du 15 mai 2020, mais pas à 100%, parce que nous travaillons avec des services de la jeunesse, des services dans le milieu hospitalier, etc. qui étaient toujours confinés. Nous avons seulement travaillé avec des particuliers. Nous connaissons une chute financière et nous ne recevons aucune aide", explique Marie-Noelle Baudoux la directrice du centre de ressourcement "Le bonheur dans le pré" à Forchies-la-Marche.

De plus, la pandémie du coronavirus a eu un impact négatif sur les chevaux qui n’ont quasiment plus eu de contact avec les personnes. "Nos chevaux sont habitués à voir du monde pendant huit heures tous les jours. Avec la crise, ils n’ont plus vu personne pendant trois mois. Ils sont devenus un peu plus "sauvages" ",ajoute la directrice de cette structure.

Selon elles, les activités d’hippothérapie que propose "Le bonheur dans le pré" seraient un tremplin pour retrouver de la joie de vivre vu que ces séances se déroulent à l’extérieur.