Charleroi Sur son violon à cinq cordes, elle emporte le public vers de nouveaux univers.

Ce lundi, nous avons décidé de mettre les femmes à l’honneur dans l’édition carolo de La DH. On ne parle pas souvent des femmes, et pourtant elles accomplissent des choses extraordinaires dans tous les milieux. Nous parlerons cette fois-ci de trois femmes passionnées chacune à leur façon : une violoniste, une dessinatrice et une sommelière !

Françoise Derissen, violoniste

Passionnée de musique depuis sa plus tendre enfance, Françoise Derissen fait partie de ces personnes qui se sont toujours donné les moyens de vivre pleinement leur passion. Bien que la Fleurusienne originaire de Nivelles partage son savoir en tant que professeur de violon et violon jazz dans différentes académies de la région, elle s’accorde du temps pour développer ses propres projets.

Son histoire et son envie de partager son art lui font se souvenir de ses débuts : "À dix ans, ma maman, mélomane, avait un piano à la maison, mais, hélas, je ne pouvais en jouer. Un jour, nous sommes passés devant une académie et j’ai demandé à être inscrite. Attirée d’abord par le piano, j’ai voulu choisir un instrument que ma maman ne pourrait pas me monter, d’où mon choix pour le violon." Un an plus tard, Françoise fait une crise contre son violon. Très vite, sa professeur et sa mère l’empêchent de raccrocher. En classes de neige, elle a le déclic. Son violon lui manque et elle est déjà persuadée de vouloir vivre de sa musique.

Lorsqu’elle termine ses humanités classiques, elle s’inscrit au conservatoire et devient partenaire musicale du chanteur pour enfants Christian Merveille. Grâce à son mari, elle entre dans l’univers du jazz au point de vouloir s’y investir à fond. Elle retourne au conservatoire pour étudier le violon jazz. Dans la foulée, elle sort un premier CD.

Désirant toujours découvrir des choses et des sonorités, elle découvre, il y a cinq ans, le violon à cinq cordes. Cet instrument hybride entre le violon classique et l’alto offre des sensations incomparables et intrigue le public. "Parfois, je suis encore déchirée entre les deux. Le passage aux cinq cordes s’est fait à la suite de la rencontre avec une jeune étudiante qui voulait présenter un examen d’entrée au conservatoire. Je m’étais déjà penchée sur cet instrument mais je le trouvais mal équilibré jusqu’à ce que j’entende celui de la jeune fille. J’ai eu un nouveau déclic et j’ai demandé à un luthier spécialisé de Bruxelles des conseils. Il m’en a cédé un pendant une semaine. Je ne lui ai jamais rapporté, je lui ai acheté."

Aujourd’hui, Françoise Derissen poursuit son aventure musicale en s’aidant de la technologie via une loopstation et multiplie les collaborations avec le Chimacien Olivier Terwagne notamment. Dans la suite de ses projets, il y a la sortie d’un nouveau CD prévue pour la Saint-Nicolas.