La ville de Charleroi n’a pas le choix : elle est tenue d’adapter le fonctionnement de ses écoles aux protocoles sanitaires édictés par la Fédération Wallonie-Bruxelles, son pouvoir subsidiant. "Et c’est ce que nous sommes occupés à faire", indique la Première échevine en charge de l’Enseignement Julie Patte. 

Le sujet est tranché depuis 48h pour le primaire et le secondaire inférieur : on ferme une semaine avant Pâques. Décision a été prise d'étendre la mesure dans le maternel. 

"Nous avons toutefois l’obligation d’organiser l’accueil des enfants dont les familles n’ont pas d’alternative de garde." Dans ce cadre, un formulaire va permettre d’estimer les besoins. "Il sera soumis à l’ensemble des parents cette semaine", explique l’échevine qui table sur des taux de présence minimes ainsi qu’on l’a vu dans le passé. A charge pour chaque direction d’établissement d’adapter son dispositif de garderie en fonction de la demande, tant en période extrascolaire avec les accueillantes temps libre qu’en temps scolaire avec les enseignants. "On l’a fait lors des confinements précédents et ça a bien marché. Nous comptons repartir sur les mêmes bases."

En ces temps difficiles où les chiffres de contamination évoluent à la hausse, l’objectif est de responsabiliser les parents, en leur demandant de ne recourir aux services de garderie qu’en cas d’absolue nécessité. Dans le formulaire qui vient de leur être transmis, ils ont été appelés à communiquer les motifs de leur incapacité à garder les enfants à la maison. 

"Cette organisation ne sera mise en place que la semaine prochaine", poursuit Julie Patte. "Aucun accueil à l’école ne sera assuré durant les congés de Pâques. Je rappelle que les stages extrascolaires sont maintenus, même si des adaptations ont parfois dû leur être apportées."