La nuit du 26 au 27 novembre dernier, Ibrahim s’est d’abord retrouvé à Fleurus, sur le site d’Engie. Sur place, il a volé une Peugeot Partner avec laquelle il a terminé sa course dans la barrière puisqu’il " ne savait pas conduire ". Quatre autres tentatives ont été commises par le voleur, sur quatre autres véhicules.

Ensuite, Ibrahim a tenté de commettre des vols à Gilly, avenue Germinal. Un riverain, alerté par des bruits suspects à l’extérieur de son habitation, a alerté la police sur les agissements suspects d’un homme porteur d’un gilet orange fluo. Ce même suspect a été repéré, un peu plus tard, rue de Taillis Pré à Châtelineau, en train de visiter des véhicules. Un GPS et des documents de bord ont notamment été embarqués. Manque de bol pour Ibrahim, des traces de sang recueillies sur place ont permis de l’identifier.

Un peu plus tôt dans l’année, Ibrahim (assisté de Mohamed, absent et jugé par défaut) a dérobé deux vélos à quelques minutes d’intervalle dans un garage à Marchienne-au-Pont. Pour le vol des deux vélos, Ibrahim prétendait les avoir achetés 30 €/pièce pour les offrir à sa famille.

" J’étais désorienté parce que je venais de prendre deux médicaments. Je cherchais un abri, un endroit pour y dormir parce qu’il pleuvait. Je ne me souviens pas de tous les vols, c’est flou pour moi .", expliquait le prévenu concernant sa balade nocturne de novembre.

Le parquet, convaincu que le prévenu " a ingurgité deux médicaments qui l’ont fait voler ", avait requis deux peines distinctes: 40 mois de prison, avec sursis, pour les nombreux vols et tentatives de vols et trois mois supplémentaires pour le séjour illégal sur le territoire. La peine prononcée contre Ibrahim a finalement été revue à la baisse: 3 ans de prison, avec un sursis simple de 5 ans. Mohamed, son comparse, écope, lui, de 12 mois de prison.