Giuliano est un spécialiste des cambriolages en pleine nuit. Quand il s’introduit dans les domiciles, Giuliano embarque les objets les plus chers : ordinateur, GSM, bijoux, etc. Mais Giuliano aime également s’emparer des clés de voiture des victimes pour repartir au volant des engins.

Mais le 14 juin 2019, Giuliano s’est montré trop gourmand. Ce soir-là, Giuliano visite une habitation à Hyon, dans la région montoise. Mais l’occupante des lieux se réveille, surprenant le voleur. Au lieu de prendre la fuite en courant, Giuliano arrache la chaîne et le médaillon de la victime. L’affaire se retourne contre Giuliano lorsqu’il est griffé au visage. Son ADN se retrouve sous les ongles de la victime.

Giuliano est identifié. Ce qui permet également d’associer le voleur à d’autres faits survenus dans la région de Charleroi entre 2018 et 2019. La longue série de cambriolages prend fin en juillet 2019. Giuliano est interpellé après avoir abandonné un véhicule volé. Quelques mètres plus loin, Davide F., son complice, est lui aussi interpellé dans la voiture de sa mère. "On avait passé la soirée ensemble, on avait bu. Il m'a demandé de le déposer chez un pote à Fleurus. Moi je me suis endormi dans ma voiture, je ne sais pas ce qu'il a fait", tente de justifier Davide.

Ce mercredi, les deux hommes sont poursuivis pour une dizaine de vols. Giuliano en conteste certains, comme le vol de l’Audi d’Annick survenu durant la nuit du 11 au 12 novembre 2018 à Farciennes. Une peine de 7 ans de prison ferme est requise contre lui. Pour la substitute Pied, la peine est juste, compte tenu du passé judiciaire de Giuliano et pour la gravité et le nombre de faits commis. Au moment des nombreux vols, Giuliano se trouvait dans un délai d'épreuve, après avoir obtenu un sursis probatoire en 2017. Il n’a donc pas respecté la condition essentielle : celle de ne plus commettre la moindre infraction.

Une peine de 4 ans de prison ferme est requise contre Davide, également connu pour des antécédents judiciaires et considéré comme le complice de son pote Giuliano. Jugement pour le 18 novembre.