Il était à peu près 18 heures, dimanche, quand les pompiers ont été alertés: l'ancienne piscine de Gosselies Aqua2000, à l'abandon, était en proie à un incendie ravageur. Une épaisse colonne de fumée noire était visible à des kilomètres à la ronde. "Trois départs complets ont été envoyés immédiatement, ce qui représente une trentaine de pompiers", explique le major Michel Méan des pompiers de la zone Hainaut-Est. On a d'ailleurs pu observer les véhicules des secours s'élancer sirène hurlante vers Gosselies, notamment sur la A54/E420, direction le nuage noir inquiétant qui s'élevait du centre-ville de Gosselies. "L'incendie était difficile à maîtriser, il nous a fallu énormément d'eau et quand on éteignait, ça reprenait. Des renforts ont été demandés auprès des zones Hainaut Centre, pour un drône, et Val de Sambre pour mesurer la pollution de l'air."
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En effet, sur place, des produits chimiques - notamment de l'acide chlorhydrique à 30% - étaient stockés dans un bâtiment annexe. Un périmètre de sécurité de 200 mètres a été établi autour de l'ancienne piscine, et près de 5.200 messages Be-Alert ont été envoyés aux riverains avec ordre de se confiner, fermer les fenêtres, ne pas sortir de chez soi. Heureusement, les mesures d'impact sur la qualité de l'air se sont révélés négatifs. "Vers 22 heures, le confinement a pu être levé. Mais le combat contre l'incendie a duré jusque 1h30 du matin, il y avait en tout une cinquantaine de pompiers qui étaient assignés à l'ancienne piscine de Gosselies", raconte Michel Méan qui se trouvait sur place. "Heureusement, on a réussi à circoncire l'incendie aux endroits les plus critiques : les flammes n'ont pas atteint l'annexe où se trouvaient les bidons d'acide et les mesures préventives sur la façade arrière de la piscine, à côté de laquelle se trouve notamment une école et plusieurs maisons, ont permis d'éviter une propagation de l'incendie aux bâtiments autour."

Une fois l'incendie maîtrisé, plusieurs pompiers sont restés sur place pour surveiller une éventuelle reprise. La Ville de Charleroi, propriétaire du bâtiment, doit maintenant faire enlever les produits potentiellement toxiques. Il ne reste presque plus rien de l'ancienne piscine, les toitures se sont effondrées dans l'enceinte du bâtiment.

La piscine, inutilisée, était vouée à être détruite et reconstruite. L'origine de l'incendie est toujours inconnue, mais le bâtiment était régulièrement squatté et vandalisé, malgré les mesures prises par la Ville de Charleroi pour restreindre les accès au bâtiment. 

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