La nouvelle était attendue depuis des mois. Aujourd'hui, c'est une réalité ! La culture peut enfin revivre et offrir au public rêves, réflexions et délassement. "Nous sommes contents de reprendre enfin nos activités et retrouver le public. Nous remercions la ville de Charleroi pour la mise à disposition du Centre de délassement," explique Noémi Haelterman, responsable de la communication.

Cette ouverture, bien qu'elle arrive en fin de saison, est l'occasion pour renouer des liens avec un public en mal d'applaudissements.

Tout au long de ce long silence forcé, l'équipe de Jean-Michel Van Den Eeyden n'est pas restée les bras croisés puisqu'ils ont proposé des animations et spectacles à distance. Théâtre engagé, ils ont fait acte de résistance dans le cadre de l'opération "Still standing for culture". Lors de cette action, un spectacle avec 15 spectateurs a été joué malgré l'interdiction. La police est intervenue et le directeur a été invité à s'expliquer. A ce stade, il n'y a encore aucune suite judiciaire.

Pour la suite et fin de la saison, c'est le Centre de Délassement de Marcinelle qui accueillera, dans un respect strict des normes sanitaires, trois spectacles : NinaLisa, Pueblo et Je suis une histoire. La fin de saison sera marquée par la traditionnelle fête de clôture qui affiche déjà complet.

Si l'équipe du théâtre de l'Ancre est plus que ravie d'accueillir à nouveau le public, elle sera aussi de la fête lors du Festival d'Avignon avec des créations et co-productions. Le spectacle « Le grand feu » s'exportera également en France pour une tournée et la création Jakie Chan sera à voir à Mons.

Même si tout le monde est dans les starting block, il existe un petit bémol dans la mise en place des protocoles sanitaires. "Nous devons respecter un protocole strict mais il reste un flou en ce qui concerne l'aération. Ce point n'est pas clair et demande des précisions."

Pour la saison prochaine, on marche encore sur des œufs et une communication plus prudente sera de mise afin d'éviter toute déconvenue.