Grâce à son chien, le quinquagénaire cardiaque a pu maîtriser l’un de ses agresseurs

LODELINSART Guy Montreuil porte encore les stigmates de l’agression dont il a été victime, dans la nuit de samedi à dimanche. Quelques écorchures lui balafrent le visage, mais c’est d’un point de vue psychologique que cet habitant de Lodelinsart âgé de 58 ans accuse le coup. “Vous savez, je souffre du cœur, se plaint Guy. Ça aurait pu très mal tourner pour moi”.

Car vers 1 h du matin, ce dimanche, deux hommes sont entrés par effraction dans son habitation, après avoir brisé une vitre. “Mon mari, qui s’était senti mal ce soir-là, dormait au rez-de-chaussée dans le divan, raconte Françoise, l’épouse de Guy. Quand j’ai entendu le bruit de vitre brisée, je suis descendue voir ce qu’il se passait. C’est là que j’ai vu deux hommes, dont un cagoulé, quasi à califourchon sur mon mari. Ils criaient : “dis-nous où est Florian” et lui portaient des coups. En fait, ils se sont trompés d’adresse et cherchaient l’habitant du n°7 bis de la rue du Ravin, alors que nous vivons au n°7. C’est à ce moment que j’ai lâché Toby, notre croisé briard qui est dressé pour nous défendre. En fait, j’avais déjà été agressée dans mon magasin et mon chien a été élevé en conséquence, pour mordre les bras”.

Et le fidèle compagnon n’a pas failli à sa tâche : il s’est jeté sur l’homme cagoulé et lui a planté ses crocs dans la chair. L’auteur n’a pas demandé son reste et a pris la poudre d’escampette. Son complice, lui, s’est retrouvé bien seul face à Guy et son molosse.

Il n’a d’ailleurs pas osé bouger jusqu’à l’arrivée de la police locale de Charleroi, appelée par Françoise depuis l’étage. “Mon mari s’en tire bien, mais comme il souffre du cœur, il faudra voir le contrecoup, poursuit la Lodelinsartoise. Moi-même, j’aurai du mal à fermer l’œil les prochaines nuits. Ca aurait pu mal tourner. Imaginez qu’ils aient été armés !”

L’un des auteurs a pu être intercepté. Son complice, lui, a rejoint une BMW conduite par un complice. Ce véhicule a été retrouvé ce dimanche devant chez Guy Montreuil. À l’intérieur, il y avait une cagoule et des traces de sang que le labo va pouvoir analyser.



© La Dernière Heure 2012