Ce mardi 28 septembre, un enfant né en mars 2020 est décédé à l’hôpital Notre-Dame de Charleroi, après avoir été transféré sur les lieux par les secours. Un peu plus tôt, vers 14h, une ambulance a été requise au domicile familial à la rue du Beffroi à Charleroi. Une mère de trois enfants (dont deux sont nés en 2010 et 2014 de pères différents), a alerté les secours. Son compagnon, un homme sans papiers d’origine algérienne, venait de l’alerter d’un problème avec son enfant d’un an et demi qu’il gardait alors que la maman participait, depuis la veille, à une formation…

Malgré l’intervention des secours et du transport en milieu hospitalier, l’enfant a malheureusement perdu la vie. Une autopsie, menée quelques heures après le décès, a confirmé l’existence de traces de coups sur le corps de l’enfant et écarté la thèse de la noyade. « Le décès est dû à une hémorragie interne provoquée par des lésions graves à différents organes vitaux. On parle là de violences graves ayant provoqué des éclatements et le saignement de différents organes », confirmait mercredi matin le parquet de Charleroi.

Un dossier pour homicide volontaire a donc été ouvert pour faire la lumière sur les faits. Le compagnon de la mère et cette dernière ont été privés de liberté avant leur présentation devant la juge d’instruction Léonard.

Ce jeudi matin, la juge d’instruction a inculpé et placé sous mandat d’arrêt le principal suspect. La mère, elle, a été relaxée sans la moindre inculpation. Comme le confirme Me Poisson, avocat de l’inculpé, ce dernier a maintenu la même version des faits. « Il maintient la thèse de la noyade, comme il l’a fait devant les services de police et devant la juge d’instruction, et ce malgré les éléments présents dans le dossier. Il nie avoir porté des coups à l’enfant. »

L’homme d’une trentaine d’années comparaîtra mardi devant la chambre du conseil de Charleroi, qui se penchera sur la confirmation ou non de la détention préventive. L’inculpé est écroué à la prison de Mons.