Charleroi a mis le paquet pour sauver son commerce. Et soutenir son secteur horeca. Dans ce cadre, la ville a financé l’attribution d’une prime de soutien aux restaurants et cafés. 

Dans le dernier bulletin des questions écrites du conseil communal, c’est à la demande du chef de groupe MR Nicolas Tzanetatos que l’échevine du Commerce dresse un état des lieux des primes octroyées à ce jour, en complément des aides du fédéral et de la Wallonie. 

Pour compenser les pertes de chiffe d’affaires liées à la cessation des activités durant le premier confinement, des primes communales d’un montant de mille à 10.000 euros ont été décidées. Deux variables intervenaient dans le calcul : la superficie des établissements et le nombre de personnes occupées. Plus de 400 demandes ont été introduites. 

A ce jour, 346 ont déjà été traitées et payées, au travers de 24 délibérations du collège, ce qui représente un montant de 1,013 million d’euros. Septante-cinq demandes sont toujours à l’examen au sein de la direction financière de la ville. 

Quant à la prime "terrasses" pour favoriser l’extension ou la rénovation de lieux de consommation à l’extérieur, elle a rencontré moins de succès : 35 demandes ont été traitées et payées à hauteur de 31.591 euros, et quatre sont toujours à l’instruction. 

L’horeca a été l’un des principaux bénéficiaires du premier plan communal de relance. Selon l’échevine, "l’élaboration de nouvelles aides est à l’étude pour lui permettre de traverser les difficultés de la deuxième vague et cela, en fonction de l’évolution du contexte sanitaire."