À Presles, dans la Basse-Sambre, le patron d’Aux Trois Petits Points a tout le mal du monde à trouver des gens à embaucher. Son restaurant bistronomique, qui existe depuis plusieurs années, a perdu 60 % de son personnel durant l’année de crise sanitaire : "Trois personnes nous ont quittés et ont changé de domaine, avec un salaire réduit, peu ou pas de perspectives et le temps de se former à autre chose, ce n’est pas étonnant", note Jonathan Besson. S’il leur souhaite bien du bonheur, il n’empêche qu’il doit recruter trois personnes pour la reprise : un commis de cuisine, un garçon de salle et une personne "tampon" touche-à-tout. Sauf qu’il n’a trouvé personne. "J’ai même appelé les écoles et l’Ifapme pour essayer d’avoir des stagiaires, mais c’est difficile par là aussi : logique, des enfants de 15 ans n’ont plus envie de se lancer là-dedans, certains ont bifurqué d’études, d’autres ont préféré ne pas se lancer."

Il se contentera donc, pour l’instant, d’étudiants jobistes : "Ce sont des jeunes qui se sont lancés dans des études, et qui avec la crise n’arrivent plus à joindre les deux bouts. Ce n’est pas régulier, ce sont des jobistes, mais c’est mieux que rien. Je pense que beaucoup de gens qui travaillaient dans l’Horeca n’ont plus envie de faire des heures, les week-ends, les trajets… c’est dommage."