Depuis 1980, Giorgio, 63 ans, a commis plusieurs faits particulièrement répugnants sur une dizaine de victimes, membres de son entourage ou non.

C’est une plainte déposée par Laura (prénom d’emprunt) en novembre 2019, ex-belle-fille de Giorgio, qui avait enfin mis fin aux agissements de ce dernier en le plaçant en détention préventive. Le 5 novembre 2019, la jeune adolescente de 15 ans a été victime des agissements de son ex-beau-père, venu la chercher à l’école. Sur le chemin, le sexagénaire lui glisse la main entre les jambes et lui demande de lui montrer ses parties intimes. Choquée, Laura dévoile tout à sa mère dès son arrivée à la maison.

Bien avant cela, Giorgio avait déjà fait l’objet de plaintes, en 1998 et 2004. "Ces plaintes avaient été classées sans suite", admettait la substitut Pied.

L’enquête, qui avait débuté avec plusieurs années de retard, a permis de remonter jusqu'en 1980, année où Giorgio a commencé à sévir. Père de cinq enfants et marié à trois reprises, ce dernier a exploré dans son entourage familial, tel un "prédateur opportuniste". Sa première victime a été la fille d’une de ses anciennes compagnes. "Il m’a prise sur ses genoux, m’a caressé le sexe et a enfoncé son doigt…" La gamine, âgée de 6 ans à l’époque des faits, n’avait porté plainte qu’à l’âge de 16 ans, comme sa cousine, également victime de faits similaires.

La fille de Giorgio, également victime des agissements de son père, conseillait même à ses copines de faire attention et de rester éloigné de son père. Au total, Giorgio était poursuivi pour 16 préventions de viols et attentats à la pudeur.

Une peine de 15 ans de prison ferme avec une mise à disposition du tribunal d’application des peines (TAP) de 10 ans, avait été requise par le parquet, qui estimait qu’aucun des faits n’était prescrit. "Tous les faits doivent être sanctionnés et il n'existe aucune prescription puisqu’il y a la même unité d’intention délictueuse de la part du prévenu tout au long de ces années." 

Ce mercredi, le tribunal a condamné Giorgio à 8 ans de prison avec une mise à disposition du TAP, tout en retenant la prescription des faits les plus anciens.