Le gouvernement wallon ayant accordé une promesse ferme de subsides pour 16,183 millions

La modernisation de l’usine d’incinération de déchets ménagers de Pont de Loup, c’est parti : l’intercommunale de collecte et de destruction des immondices de Charleroi (ICDI) vient de notifier à l’entrepreneur l’ouverture du chantier. En 2013, ce marché public de 60,4 millions d’euros HTVA avait été attribué à l’association momentanée Galère-Fabricom-Vinci Environnement.

Le gouvernement wallon ayant accordé une promesse ferme de subsides pour 16,183 millions, il ne restait qu’à passer l’ordre de commencer. D’une durée de 37 mois, le délai d’exécution commence à courir à dater du 21 décembre. La réception provisoire devrait avoir lieu durant le premier semestre 2020. Il est probable que les travaux ne débutent qu’au printemps prochain. Une cérémonie de pose de la première pierre sera programmée en mai.

Comme l’explique le directeur général Olivier Bouchat, il s’agit d’augmenter les performances actuelles en réduisant considérablement les émissions polluantes. Le gros morceau de ce chantier, c’est le remplacement du four n°3 vétuste par une nouvelle ligne de production qui portera le numéro 1. "Afin de rappeler que nous n’en avons que deux."

Sans toucher au tonnage plafonné à 110.000 tonnes par an, l’usine triplera son rendement énergétique : elle en profitera pour alimenter un réseau local de chaleur (lire ci contre). Ensuite, les travaux consistent à intégrer une unité de prétraitement de la fraction organique des poubelles. "Nous allons en effet transformer le produit des collectes en matière première pour la production d’effluents agricoles", poursuit le directeur général. "La construction du génie civil s’inscrit dans notre marché de travaux. Par contre, l’installation du process viendra en supplément."

C’est en octobre dernier que l’octroi du permis a été confirmé à l’ICDI. En charge de l’Environnement, le ministre wallon Carlo Di Antonio (CDH) avait été saisi de trois recours qu’il a écartés. A l’initiative de la commune d’Aiseau-Presles et d’une trentaine d’opposants, une action judiciaire avait été lancée devant le tribunal civil. Qui a débouté les requérants en juin. Le collège communal a fait le choix de ne pas interjeter appel. Les travaux ont été phasés de telle sorte qu’ils n’imposeront aucun arrêt de l’activité industrielle, observe le directeur général. "Il est en effet prévu de construire la nouvelle ligne de production à côté du four n°3, qui sera ensuite démonté et évacué. Pour nous, la rénovation de l’usine de Pont-de-Loup était d’une importance cruciale, car nos métiers sont interconnectés depuis la prévention jusqu’au traitement des déchets résiduels en passant par la collecte, le tri, le recyclage et le réemploi. Les emplois existants seront consolidés. Pour accroître le confort de travail, un nouveau bloc social sera construit sur le site."