Geoffrey avait tabassé le chef des sapeurs pour une affaire sentimentale

CHARLEROI Grutier de profession, Geoffrey est plutôt du genre costaud. Dès lors, lorsqu’il décide d’utiliser ses poings, cela fait des dégâts. Le commandant des pompiers de Couvin en a malheureusement fait les frais, en février 2010. Cette nuit-là, Geoffrey s’est rendu à son domicile de Lompret et est entré par une fenêtre. Il a trouvé le pompier au lit et l’a tabassé, lui occasionnant une fracture du crâne.

La raison de cette expédition nocturne ? Une querelle sentimentale, pardi ! L’ex-petite amie de Geoffrey entretenait depuis peu une relation avec l’homme du feu. Le jeune homme a voulu aller la rechercher cette nuit-là. On connait la suite. Ce lundi, Geoffrey devait répondre de ces coups et blessures volontaires devant le tribunal correctionnel de Charleroi. La Ville de Couvin s’est constituée partie civile pour un montant de 19.000 €, réclamant ainsi les frais relatifs à l’incapacité de travail du commandant. Ce dernier a lui aussi réclamé des dommages provisionnels, ainsi qu’une expertise médicale, en ajoutant qu’il était encore menacé par Geoffrey à l’heure actuelle.

Du côté du parquet, on note que le prévenu possède déjà un antécédent pour un fait similaire.

Geoffrey, lui, a plaidé l’acquittement par l’entremise de Me Huet. “Il s’est rendu chez la partie civile dans le but de récupérer cette dame avec qui il avait entretenu quatre années de relations, et non pour se battre”, a plaidé l’avocat. “Une fois sur place, il l’a appelée et l’occupant des lieux a refusé qu’elle lui répondre. Finalement, il est entré en poussant une fenêtre entrouverte. Lorsque le commandant s’est opposé à lui, il a vu rouge.”

Me Huet a donc plaidé l’acquittement sur base de la force irrésistible, estimant que son client avait perdu temporairement son libre arbitre. Il n’est pas opposé, à titre subsidiaire, à un sursis probatoire. Jugement le 10 décembre.



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